Pausan
2. Callim., In Del,^ 171. Schol., ibid. Le scollaste rapporte que ces Gaulois avaient été expédiés en Egypte par c un certain Antigone, ami de Philadelphe » (*AvT(fov6ç Ttç çCXo^ ToO *iXa6iXçou), et que, pour avoir voulu piller les trésors du roi, ils avaient été mis à mort dans la Bouche Sébennytique du Nil. Ce texte, insignifiant pour qui le prend à la lettre et voit dans ce certain Antigone un simple agent recruteur (Lumbroso, Rannow, Weinberger, Ehrlich), — peut-être l' 'AvTffovo? ô Max£6(iv que Ptolémée Soter avait envoyé au secours des Rhodiens en 304 (Diod. XX, 98), — a obligé à des tours de force les érudits qui reconnedssent là le roi de Macédoine, Antigone Gonatas (Droysen, Wachsmuth, Koepp, Buecheler, Couat, Haeberlin, etc.). Comme Antigone avait enrôlé des Gaulois pour reconquérir son royaume sur Antipater (Polyaen., IV, 6, 17), on suppose qu'il en avait écoulé ensuite une partie en Egypte ; mais le difficile est de trouver une époque où Antigone a pu être « l'ami » de Philadelphe. Au temps où Antigone était en guerre avec Antiochos (280-279), une entente avec Philadelphe eût été possible; mais, pour un enrôlement de Gaulois, la date est prématurée,
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loise, franchissant le Danube, s'abattait sur la péninsule des Balkans \ La Macédoine, qu il convoitait probablement, était aux mains des Barbares. La guerre entre Antiochos et Antigone parait avoir traîné en préparatifs et ne put être vigoureusement menée par Tagresseur, car Antiochos s'était attaqué d abord h Nicomède de Bithynie, allié d'Antigone. et se trouvait arrêté par ce premier obstacle. La paix qui intervint fut, en somme, pour Antigone l'équivalent d'une victoire. Elle fut évidemment hâtée par la terreur que répandaient les dévastations des Celtes, et elle fut sincère, car les belligérants durent reconnaître qu'ils n'avaient aucun intérêt sérieux, l'un en Europe, l'autre en Asie. Les fiançailles de Phila, sœur d' Antiochos, avec Antigone scellèrent la réconciliation S et les deux rois purent envoyer chacun un bataillon de 500 hommes pour aider les Hellènes à défendre les Thermopyles (automne 279) '.
De l'Europe, les bandes galates se déversèrent sur TAsie- Mineure et mirent en coupe réglée le littoral. Des indices isolés permettent de constater leur présence à Erythrœ, à Éphèse, àMilet, et jusqu'à Thémisonion en Carie *. Il semble
1. Bellum quod inter Antigonum Gonalam et Antiochum Seleuci filium in Asia gestum est (Trog., Prol. xxiv). Justin (XXV, 1) ne parle que de la paix consécutive. Memnon (c. 18) dit vaguement que la guerre dura longtemps, et que les flottes de Nicomède et d'Antiochos se rencontrèrent sans engager le combat. On ne cite pas de bataille, navale ou autre. Droysen (III, p. 186, 2) suppose qu'Antigone « battit la flotte syrienne et aborda en Asie » et s'empara de villes grecques sur le littoral, par exemple, de Pitane, pour laquelle intercéda le philosophe Arcésilas (Diog. Laert., IV, § 39). Mais ceci s'explique mieux par la victoire de Cos, remportée plus tard sur la flotte égyptienne (ci-après, p. 193).
2. Le mariage paraît avoir eu lieu, vers 277, en Macédoine {Vit. Arat.^ p. 53 Westermann). Comme fille de Stratonice (cf. Dittenb., 151 = Michel, 1295), Phila était la nièce d*Antigone. Suidas (s. v. "Apaxo^ SoXcuç) confond cette Phila avec Phila, fille d'Antipater et mère d'Antigone.