‹ Histoire des LagidesChapitre 118 sur 258 · LES MERCENAIRES GAULOIS · texte numérisé non relu

LES MERCENAIRES GAULOIS

Des Gaulois, qu'il venait d'enrôler au nombre de quatre mille, dignes émules de ceux qui ravageaient alors la Macédoine et la Grèce, voulurent, eux aussi, faire un usage lucratif de leurs armes; ils ne songeaient à rien moins qu'à s'emparer de l'Egypte par un coup de main heureux. Philadelphe, averti du complot, les mena dans une « île déserte » formée par les bras du fleuve et les y laissa mourir de faim ou s' entretuer \ Ainsi, comme le dira plus tard Callimaque, « les Titans de l'Occident » furent défaits en même temps et par Apollon sur les pentes du Parnasse et par Philadelphe sur les bords du Nil *. Cet incident parait avoir suspendu les hostilités, Philadelphe craignant de s'engager à fond, sous la menace toujours pendante d'une attaque du Séleucide, et Magas n'ayant aucun intérêt à risquer de perdre la viceroyauté qu'on lui laissait.

Du côté de la Syrie, Philadelphe avait été servi à souhait par les circonstances. Antiochos avait, comme nous l'avons vu, perdu son temps à ébaucher des projets qu'il était hors d'état d'achever, guerroyant contre les dynastes et rois récalcitrants du nord, se résignant à laisser en paix Eéraunos, puis se retournant contre Antigone Gonatas, l'allié de tous ses ennemis ; et cela, au moment où une invasion gau-

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