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2. TV 'AvTtfdvou Upiv Tpti^pTi, ■{ cvCxt;9C toùç nxoXfpiai'ou orpaTTifOÙç icipl AtOxoXXav Tfiç Kwaç • ôiïou 5^ xal x(^ 'AiceîXXwvi aOt^v <ivi6Tiitev (Athen., V, p. 209 e). Tétradrachme de Cnide (ANTirONOr BASIAEQ£), à Teffigie de Poséidon; au revers, Apollon archer assis sur la proue d'une trière. Il appartient plus probablement à Antigone Gonatas (Imhoof-Blumer) qu'à Antigone Doson (Head). C'est peut-être à ce moment que les Cnidiens consacrèrent un Tijxtvoç à Antigone (fils d'Épigone = fils de V « épigone » Démétrios ?) et à son épouse (Kaibel, Epigr,gr.^ 781). H. Usener (Ein Epigramm von Knidos, in Rh. Mus., XXIX [1874], p. 25-50) rapporterait plutôt l'inscription au temps où Antigone avait traité avec Antiochos et stipulé l'autonomie des villes d'Asie -Mineure, stipulation plus que problématique. J. Beloch rejette absolument l'identification d' Antigone fils d'Épigone avec Antigone Gonatas.
3. « Les offrandes d'Antigone ne commencent qu'après l'année 265. Il n'est point étonnant non plus que les présents de Stratonice, sœur et bellemère d'Antigone, soient voisins et contemporains de ceux d'Antigone luimôme » (Homolle, ArchiveSy p. 60. Cf. BCH., IV [1880], p. 211). Ils datent de 252 (archontat de Phanos).
4. Comme le Mon, AdulU, ne mentionne pas la Cilicie et la Pamphylie parmi les provinces léguées à Ptolémée III Ëvergète par son père, alors qu'elles figurent dans l'énumération de Théocrite (ci-dessus), on a supposé qu'elles avaient été perdues dans cette guerre. Mais on ne voit pas au profit de qui, et une inscription que l'on ne connaît que par le carnet de Cosmas Indicopleustès n'est pas un document d'où l'on puisse tirer des preuves négatives. Gercke pense que le Séleucide a repris au Lagide, vers cette époque (265), le littoral de l'Ionie : mais il n'est pas démontré que les villes ioniennes aient été alors sous la domination égyptienne.
SUSPENSION DES HOSTIUTÉS 495
Ântigone avait été trop éprouvé par les vicissitudes de la fortune pour se lancer dans les aventures. Il était plus prudent pour lui de ne pas provoquer, pour la gloriole de conquêtes précaires, un retour offensif du vaincu, et peut-être de nouvelles complications en Grèce ou en Macédoine. Sans qu'il y eût de paix signée, ni peut-être de négociations quelconques *, les hostilités se trouvèrent suspendues en fait après la bataille de Cos, par la circonspection du vainqueur et la résignation du vaincu.
Cette résignation semble un peu étrange de la part d'un roi aussi vaniteux que Philadelphe. Il sortait du conflit frappé à l'endroit sensible, dans son prestige de dominateur des mers. Le dommage subi par sa flotte était réparable ; l'argent ne lui manquait pas, et il avait un intérêt évident à prendre sa revanche. Mais la prudence, qui s'alliait chez son père à une volonté tenace, était devenue chez lui de la timidité. Il dut redouter une alliance offensive entre Antiochos et Antigone, et s'estimer heureux que le Séleucide eût désarmé trop tôt ou fût trop préoccupé de reprendre Pergame à l'héritier de Philétaeros, qui venait de mourir (263), pour recommencer la guerre en Syrie *. Gomme, de son
1. Droysen (lU, p. 235, 3) propose de placer ici une mission d'un Sostratos (de Cnide?) envoyé par un Ptolémée (II?) auprès d'un Antigone (Gonatas?) auquel il adresse les menaces voilées dlris à Poséidon (Hom., Hiad,, XV, 201-203) : sur quoi Antigone finit par céder (S. Empir., Adv, Gramm., II, p. 106 Lips.). Rien de plus incertain, bien que Wilamowitz (Phil, Unlersuch,, IV, p. 228) approuve sans réserve cette conjecture, rejetée par Niese (II, p. 131,4).
2. Antiochos avait été paralysé, durant la guerre de Chrémonide, par de cruelles épreuves. Son fils atné, Séleucos, qu'il avait associé au trône — sans doute au temps et à cause de la première guerre de Syrie — avait conspiré contre son père. Du moins le père le crut et mit à mort Séleucos (Trog. iVa/., XXVI. Jo. Antioch. fr. = FHG., IV, p. 558), remplacé comme co-régent par Antiochos II à partir de 266. Plutarque {Fori. Alex,, II, 9) aurait bien dû ne pas classer Antiochos I«r, à côté de Philadelphe, parmi les princes qui « vieillirent au sein de la félicité ». Le sophiste Libanios (d'Antioche) ignore l'histoire de son pays au point d'affirmer qu' Antiochos I*'' n'eut aucune guerre à soutenir, vieillit heureux, et transmit son royaume intact à son fils, lequel eut aussi un règne tout pacifique (1, p. 306 Reiske).
côté, Antigone avait d'aussi bonnes raisons pour ne pas s'engager plus avant dans Toffensive S les choses restèrent en l'état, chacun se réservant de régler sa conduite sur les circonstances.
Philadelphe eut donc, au milieu de son règne, quelques années de repos, durant lesquelles il put s'occuper à son aise de ses poètes et de ses savants, bâtir, réorganiser ses finances, et aussi étendre sa domination sur les côtes de la mer Rouge, où il fonda de nombreux établissements pour développer les relations commerciales avec l'Inde et le sud de l'Afrique. C'est vers ce temps que, moitié en conquérants, moitié en explorateurs, ses généraux pénétraient dans le pays des Troglodytes et s'avançaient dans l'intérieur de l'Ethiopie *. La science profitait de toutes ces expéditions : les officiers de Ptolémée — comme le navarque Timosthène, par exemple * — recueillaient des observations et des mesures qui allaient être utilisées par les naturalistes et les géographes du Musée alexandrin. Philadelphe refusa de s'immiscer dans le conflit qui venait d'éclater (en 264) entre Rome et Garthage. Il était l'ami des Romains; mais il ne voulait pas se brouiller avec les Carthaginois, qui tenaient les routes du commerce maritime et auraient pu s'entendre avec les Cyrénéens. Sollicité par les Carthaginois de leur prêter 2,000 talents, il n'offrit que ses bons offices pour réconcilier les belligérants, en disant qu'ils étaient également ses « amis », et il s'applaudit sans doute d'avoir échoué *.
1. Dans le système deDroysen, — exagéré encore par Ehriich, — Antigone, avant la bataille de Cos, n'avait plus que sa flotte. La Macédoine et la Thessalie étaient occupées par Alexandre d'Ëpire ; TEubée avait fût défection^ à Tinsiigation d'Alexandre, fils de Cratère, et Athènes tenait toujours. Et Philadelphe auredt donné partie gagnée à un adversaire aussi aventuré, sans faire le moindre effort pour dégager au moins les Athéniens ! Cela est absolument inadmissible.