TRAITÉ DE PAIX
part, les peuples iraniens, se sentant moins surveillés, commençaient à s'agiter. Le mouvement commença (vers 250) \ par la révolte du satrape de Bactriane, Diodotos. Un an ou deux après, les fondateurs de la dynastie des Arsacides, Arsace et Tiridate, expulsaient le satrape de Parthyène et détachaient un vaste lambeau de Tempire séleucide. Antiochos avait dû être informé des premiers symptômes de la catastrophe prochaine : il avait besoin de la paix. De son côté, Ptolémée, qui sentait son prestige décliner d'année en année, ne tenait pas à prolonger une guerre dont Antigone et les Rhodiens auraient peut-être fini par se mêler. Les relations qu'il avait nouées tout récemment avec Aratos de Sicyone pouvaient toujours fournir au roi de Macédoine un prétexte pour renouveler les hostilités suspendues depuis la bataille de Cos. Antigone savait bien que ce n'était pas uniquement pour procurer des tableaux à Philadelphe que le jeune Sicyonien avait fait le voyage d'Alexandrie, d'où il avait rapporté 40 talents à valoir sur une subvention de 150 talents. Ce voyage nous montre, par surcroît, où en était l'ancienne hégémonie de l'Egypte dans l'Archipel. Aratos, rejeté par les vents sur l'île d'Andros, avait failli être capturé par le commandant de la garnison macédonienne ; de là, il s'était fait transporter en Carie par un navire romain, et il avait dû y attendre longtemps un moment opportun pour s'embarquer à destination d'Alexandrie ^
Nous ne connaissons ni la date, ni la teneur précise du traité intervenu entre Ptolémée et Antiochos '• Autant que
aurait émancipé à ses frais plus de cent mille esclaves juifs, rachetés à leurs propriétaires, s^ns doute pour peupler ses colonies. On ne peut pas assigner de dates à tous ces faits.
1. Plut. Arat.f 12-13. Ceci se passait, selon toute apparence, en 250. Le texte de Plutarque doit être corrompu, xfic 'ASpCaiç ne pouvant guère être que Tfic'AvSpou. Le vaisseau « romain » étonne aussi un peu : jSutixVxf,; serait-il pour jSo8iaxfi(? Plutarque ajoute (t6td., 15) qu'Aratos, desservi auprès de Philadelphe et comblé de prévenances par Antigone, changea bientôt de parti.
2. Droysen(demême Strack etWilcken) le plaçait en 249/8, tout à la fin du règne de Tun et de l'autre roi. Niese Tavance vers 250 (U, p. 139). De même