‹ Histoire des LagidesChapitre 155 sur 258 · THÉOCRITE ET CALLIMAQUE 2S · texte numérisé non relu

THÉOCRITE ET CALLIMAQUE 2S

tient au règne suivant K Sa muse^ comme celle de Théocrite, était de courte haleine, et il n*aimait pas ceux qui, comme ApoUonios de Rhodes, se croyaient assez de souffle pour emplir une épopée. Il avait horrçur des gros livres *, ce qui ne laisse pas d'étonner chez un bibliothécaire.

Les noms de Théocrite et de Callimaque suffisent à marquer les plus hauts sommets de la culture littéraire de l'époque. Nous pouvons laisser dans les ténèbres où elle se complaît la muse sibylline de Lycophron et ne citer que pour applaudir aux succès de découvertes paléographiques récentes le nom d'Hérondas de Gos, qui se trouvait dans le cercle d'attraction de la cour d'Alexandrie '. Il nous faut laisser de côté aussi ce qui concerne les arts et Finfluence exercée sur eux par la littérature, dont ils sont Texpression plastique. Les artistes deviennent, eux aussi, plus savants et plus maniérés : les sculpteurs rivalisent avec les peintres et, par d'habiles dégradations du relief, font des tableaux sur le marbre *. Tout cela ne s'est pas fait en un jour, et le peu que nous savons sur les achats d'œuvres d'art faits par Philadelphe ^ ne nous permet de déterminer ni ses goûts, ni ses rapports avec les artistes.

Là religion.

Nous retrouvons des traces très visibles, mais pourtant difficiles à interpréter, de l'activité du monarque dans le

1. n a encore vanté Bérénice comme quatrième Grâce, « sans laquelle les Charités elles-mêmes ne seraient plus les Charités » (Anthol. Palat., V, 146).

Page 1