Strab.,XVII, p
2. Flindcrs Pétrie a découvert en 1888 à Hawara le cimetière des crocodiles sacrés, incarnation du dieu Sobk, et c'est des momies de crocodiles qu'ont été extraiU The Tehlunis Papyn, Part. I, éd. by B. F. Grenfell, A. S. Hunt und J. G. Smyly. London, 1902, xix-674 pp. 8o.
3. Strab., XVII, p. 789 sqq. On s'est ingénié jusqu'ici à expliquer comme quoi, les reines d'Egypte étant propriétaires des pêcheries du lac Mœris (Diod., I, 52), Arsinoé avait dû faire abandon de ce revenu et être considérée comme l'œkiste éponyme des nouveaux établissements. Mais la colonisation parait avoir été réalisée à la fin du règne, longtemps après la mort d' Arsinoé, et les documents officiels du temps de Philadelphe désignent le nome par son ancien nom : le nome du Lac {ACjivt^ in Revenue Papyrus^ col. 31. 69. 71. 72). C'est principalement sous É vergeté que le nome se peupla de colons de toute origine, à la suite de l'expédition d'Orient. Dès le temps de Philadelphe, on y
LE NOMB ARSINOÏTE 243
devint plus tard son nom usuel. Elle se remplit de bourgades portant des noms dynastiques, Lagis, Bérénikis, Ptolémaïs, Philadelphie, Philotéris. Le nom de Samarie trahit l'origine juive des habitants du lieu. Crocodilopolis est souvent désignée, comme centre du nome Arsinoïte, par le nom d'Arsinoé.
Arsinoé ! Ce nom plane comme une obsession sur tout le règne, si bien que la personnalité du roi finit par s'absorber en quelque sorte dans celle de sa sœur, et que Thistoire, en lui imposant le nom de Philadelphe, interprété à contre-sens, a fait de lui la doublure de sa divine moitié. Ce fut la dernière usurpation — usurpation posthume — de cette altière et antipathique reine, que le successeur de Philadelphe continua à appeler officiellement sa mère.
rencontre une dédicace à rAgdistis phrygienne {BCH,, XX [1896], p. 398]. Villages du nom de Ptolémaïs Évergétis et de Philopator, mentionnés dans des papyrus récemment publiés {Archiv f. Papyrus forschung^ 11,1 [1902], p. 81 et 146).