Cf. FI. Pétrie, NaukratU, I, p. 26 sqq
4. Diod., I, 33. On croyait déjà à la surélévation des eaux de la mer Rouge. Strabon (XVIl, p. 804) dit que Darius n'osa pas achever le canal, de peur d'amener la submersion de l'Egypte. Pline (VI, § 166) estime que le sol de l'Egypte est à trois coudées au-dessous du niveau de la mer. Le canal s'appelait icoTa|iàç IlToXc(jLat'tx6c (Diod., loc. cit.) — amnem qui Arsinoen praefluit Plolemaeum appellavit (Plin., VI, § 167).
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242 CHAP. VI. — GOUVERNEMENT DE PTOLÉHÉE PHlLADELPllE
Lacs Amers. Philadelphe se préoccupa aussi d'établir une communication directe, par voie de terre, entre le Nil et la Mer Rouge. Cette voie commerciale, destinée au transit des marchandises de TArabie et de l'Inde, traversait le désert entre Koptos sur le Nil et Bérénice sur la mer. « Pour parer au manque d'eau », dit Strabon, « on y disposa de distance en distance des stations pourvues d'aiguades pour les voyageurs et d'écuries pour les chameaux S). Il ajoute que l'idée était éminemment pratique et que Koptos était devenue l'entrepôt général des marchandises expédiées de l'Orient. Les travaux furent exécutés par les troupes, et non par le système traditionnel de la corvée.
Mais l'œuvre la plus remarquable, ou en tout cas la plus remarquée, du règne de Philadelphe fut la création d'une nouvelle province, peuplée de colons de race gréco-macédonienne ou hellénisée, des vétérans pour la plupart, dans la dépression occupée de temps immémorial par le lac Mœris et par un petit nombre de villages égyptiens, dont le principal était la « ville » de Crocodilopolis *. Des travaux de dessèchement rendirent disponibles des terres extrêmement fertiles, où les nouveaux habitants implantèrent la culture de la vigne et de l'olivier. Cette province (le Fayoûm actuel), sorte d'oasis grecque en terre égyptienne, ne paraît pas avoir porté tout d'abord le nom de « nome Arsinoïte ' », qui