LES POSSESSIONS ÉGYPTIENNES
gains qu'avait pu faire le protectorat égyptien sur le littoral de r Asie-Mineure et dans T Archipel ^ Cependant, Thégémonie égyptienne s'était affermie et étendue dans tous ces parages, car Polybe, comparant à l'indolence de Ptolémée IV Philopator l'activité de ses prédécesseurs, dit de ceux-ci : « ils s'attaquaient aux rois de Syrie sur terre et sur mer, se rendant maîtres de la Cœlé-Syrie et de Cypre ; ils s'en prenaient également aux dynastes d'Asie et aux lies, disposant des plus illustres villes, localités et ports tout le long du littoral, depuis la Pamphylie jusqu'à THellespont et aux régions du côté de Lysimachia; ils s'ingéraient aussi dans les affaires de Thrace et de Macédoine, installés en maîtres dans les villes de la r^ion d'Aenos, Maronée, et plus loin encore . De cette façon, ils étendaient la main à grande distance, poussant en avant leur domination, sans avoir jamais à lutter pour la possession de l'Egypte * ». L'histoire des quatre-vingts et quelques années que nous venons de parcourir permet de faire approximativement, dans ce bilan d'acquisitions, la part des trois premiers Lagides. On remar* quera que la Gilicie n'y figure plus ^ : mais il n'est pas pro«
1. La domination égyptienne en Thrace allait Jusqu'à Maronée, «si icoppc&- Ttpov {ti ic^Xt(iiv(Polyb., V, 34, 8). Décret de Samotlirace en l*lionneur d'Hippomédon» 6 xatavroiOtU ûie6 toO paviXiwc nToXc(xa(ou 9TpaTT,YÔ^ licl toO '£XXt^9- «dvTOu xal Tûv ticl epiixT^c xéiim (Atben. Mitth., XVUT [1893], p. 346 sqq. a Michel, 351), personnage déjà connu par ailleurs : ô vOv M S^i%y\^ xaOïvxifjLtvoc ÙTià nToXs(jux(ou (Teles ap. Stob., Floril., II, p. 66 Meineke). Samos resta à rËgypte, en dépit du coup de main de Timarque (ci-dessus, p. 207). Tbéra avait une garnison à poste fixe : c'était probablement la résidence du gouverneur des Cyclades. On a un rescrit adressé au commandant ApoUonios, le i5 Épiphi de l'an XVIII d'un Ptolémée, qui doit être Évergète, car on voit que Ton célèbre à Théra des nToXtfjiaïiià Supta en souvenir des victoires de Syrie (donc 29 août 229 a. Chr.). Le roi, faisant droit aux réclamations des soldats, leur donne des terrains détachés du domaine royal {fGlmuL, III [1898], n. 321. Add., p. 230). Cf. Hiller von Gaertringen, Thera, I, Berlin, 1899.