‹ Histoire des LagidesChapitre 182 sur 258 · ANT160ME DOSON £N CARIE · texte numérisé non relu

ANT160ME DOSON £N CARIE

Tattendait pas ^ Les Béotiens crurent un instant, en voyant la flotte macédonienne engagée dans le canal d'Ëubée, qu^Ântigone allait envahir leur pays : c'est le chemin qu'il avait choisi pour aller en Asie ^ Nous ne savons ce qu'il faut retrancher à l'expression vaguement hyperbolique : « il soumit la Carie », ni ce qû'Ântigone fit de sa conquête^. Il suivit probablement jusqu'au bout, et malgré lui, l'exemple d'Ântigone Gonatas, c'est-à-dire qu'il ne put utiliser ses succès, et pour les mêmes raisons. Nous le retrouvons en 224 dans le canal d'Eubée, se dirigeant sur Gorinthe, où l'appelait un traité secret avec Aratos.

Le grand stratège achéen trahissait, par dépit, la cause qu'il avait jusque là glorieusement défendue. Battu à plusieurs reprises par le roi Gléomène de Sparte et voyant les Achéens disposés à entrer en pourpaVlers avec lui, il appelait dans le Péloponnèse le roi de Macédoine, l'ennemi héréditaire de la Ligue. Polybe, qui se fait l'avocat d' Aratos, l'excuse d'une façon assez singulière en disant que les Achéens avaient d'abord voulu vider leur querelle avec le Spartiate sans intervention du dehors, « pour conserver l'amitié qui les attachait à Ptolémée en raison des bienfaits passés » ; mais que, voyant C4léomène se transformer en tyran révolutionnaire et prêt à s'allier aux Étoliens, ils avaient dû, en ce danger extrême, faire appel à Antigone *. Ptolémée dut trouver étrange cette façon de « conserver son amitié » ; mais il faut convenir qu'il était quelque peu responsable de ce revirement, dont les conséquences furent si graves et irrémédiables. « Ami » des Achéens, mais plein

i . On s'attendait à quelque tentative sur Samotbrace, qu'Hippomédon mettait en état de défense (cf. ci-dessus, p. 263, 1).

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