‹ Histoire des LagidesChapitre 226 sur 258 · Polyb., XVIII, 3, Il sqq. XV, 23, 8 sqq · texte numérisé non relu

Polyb., XVIII, 3, Il sqq. XV, 23, 8 sqq

2. n avait promis indépendance complète aux Thasiens (Polyb., XV, 24). Nous ne savons s'il respecta mieux la charte qu'il octroya, Tannée suivante, à Nisyros (Dittenb., 195 = Michel, 43 = ClGlns,, 111, 91).

3. Sur les événements de 204 à 197, en ce qui concerne les hostilités entre les Cretois d'une part, les Rhodiens et Insulaires (Cos, Kalymna, Karpathos, etc.), d'autre part guerre fomentée par Philippe, patron des Cretois depuis 219, voy. R. Herzog, KpY^Tixàc icfSXitJLo; (in Beitr, z, alten Gesch,, 11, 2 [1902], p. 316-333). Cf. ci-dessus, p. 292, 2. Niese, III, p. 80.

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part, Tamiral rhodien étant blessé à mort, Philippe s'attribua la victoire et parut rester maître du champ de bataille. Du reste, il prit bientôt sa revanche à Ladé, devant Milet. Attale et les Rhodiens avaient sans doute commis la faute de se séparer, et ce doit être la flotte rhodienne seule qui soutint le choc à Ladé '. Cette fois, Philippe remporta la victoire, et les Milésiens eflfrayés s'empressèrent d'ouvrir leurs portes au vainqueur ', qui se contenta de leurs hommages et ne mit point chez eux de garnison. Le triomphe du Macédonien parut dès lors si décisif, que, dit Polybe, « après la bataille de Ladé et la retraite des Rhodiens, Attale ne s'en mêlant plus, Philippe pouvait évidemment faire la traversée d'Alexandrie : et c'est un des faits qui montrent le mieux que Philippe se conduisait comme un fou ' ».

Heureusement pour l'Egypte, le fou se jeta comme un furieux sur le territoire de Pergame, brûlant, saccageant tout; puis, ne pouvant ni prendre la ville, ni décider Attale à en sortir, ni attendre parce qu'il manquait d'approvisionnements, il revint sur ses pas et alla promener la dévastation en Carie, pillant à la fois pour détruire et pour nourrir son armée famélique, menant, comme le dit Polybe, une « vie de loup ». Il s'avança ainsi jusque dans la Pérée ou Cher-

1. L*ordoimance des faits donne lieu à une mêlée d*opinions. Les uns sui^ vent Appien {Maced., 4), qui met le ravage du territoire de Pergame après la bataille ou même la prise de Chios. Les autres suivent Polybe; mais les extraits de son texte ne forment pas un récit continu et peuvent être placés dans un ordre arbitraire. Aussi, bon nombre d'érudits (Schneiderwirth, Peter, Dindorf) mettent la bataille de Ladé (Polyb. , XVI, 1 a et 15 Dindorf) avant celle de Chios (Polyb., XVI, 2-10] ; le plus grand nombre (Flathe, Rospatt, Mommsen, Nissen, Holm, van Gelder, Niese, etc.) gardent Tancien système, qui est, du reste, plus intelligible. C'est celui que j'ai suivi, sauf en un point. U m'a semblé que Philippe n'a dévasté le territoire de Pergame, comme la Pérée rhodienne, qu'à titre de représailles. Mahaffy (Empire, p. 295) est d'avis qu'il n'y eut qu'une bataille sérieuse, celle de Chios. Comme il n'y avait pas de navires égyptiens à Chios, Niebuhr a corrigé la leçon AlpTcxicav en uiccvovxiutv (Polyb., XVJ, 7,6).

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