‹ Histoire des LagidesChapitre 97 sur 258 · Suidas, s. v. Aûxo;. Cf. Fi7G., II, p · texte numérisé non relu

Suidas, s. v. Aûxo;. Cf. Fi7G., II, p

Histoire des Juifs (Ilepl 'louoaCcov) '• La tâche à laquelle Ptolémée rapportait toutes ses pensées était de grouper sous sa main et de faire vivre en bonne intelligence trois races hétérogènes. Il était utile, à ce point de vue, de les faire connaître l'une h Tautre, et autant que possible par les traits les plus sympathiques de leur caractère ; de leur chercher des points de contact dans le passé ; de leur persuader qu'elles étaient faites pour s^entendre et se compléter réciproquement. Les Grecs étaient depuis longtemps disposés, sur la foi d'Hécatée de Milet et d'Hérodote, à se considérer comme les fils cadets de la civilisation égyptienne. On s'attendait à voir sortir des archives sacerdotales bien des secrets ignorés et de vives lumières sur les siècles dont la tradition hellénique n'avait nul souvenir. En attendant que le prêtre égyptien Manéthon se décidât à dévoiler ces arcanes ', Ptolémée encourageait les chercheurs à étudier les antiquités du pays. Hécatée d'Abdère était un de ces « nombreux Hellènes qui, sous Ptolémée fils de Lagos, partirent pour Thèbes et compilèrent des histoires égyptiennes ' ». Une partie importante de ses Alyu^rriaxà était consacrée « à la philosophie des Egyptiens », c'est-à-dire à leur théologie, interprétée avec la com-

l.Sur Hécakée d*Abdère ou de Téos {FHG., II, p. 384-396) comme source de Diodore, cf. E. Schwartz, Hekataeos von Teos (Rhein. Mus., XL [1885], p. 223-262) ; Th. Reinach, Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au Judaïsme (Paris, 1895), p. 14-20 ; et, en dernier lieu, H. Willrich, Judaica (Gôttingen, 1900), p. 86-130. Hécatée avait confectionné une liistoire à la mode d'Évhémère,rattacliée à rhistoire grecque. C'est lui probablement qui avait imaginé un Macédon, fils d'Osiris, fait roi de Macédoine par Osiris (Diod.,l, 20). Quant au Iltpi *Iou5aCwv, exploité par Josèphe (C. Apion., I, 2ï = FHG.^ II, 384- 396), on n*en peut rien dire, sinon que, en règle générale, tout ce qui touche aux Juifs-— surtout aux Juifs alexandrins — est suspect d'interpolation ou tout à fait apocryphe.

2. En ce qui concerne Manéthon (FHG,, 11, p. 511-616), il est impossible de faire le triage des parties apocryphes, et de dater les étapes de sa carrière, qui s'étend sur deux règnes. La dédicace BaaiXcî jiiYiiXcj) nToXifiaCti) <t»iXa8iX9« atfiacTcJ) xtX. îppwvo (ap. Syncell.) est apocryphe pour trois raisons au moins : Ptolémée II ne s'appelait pas de son vivant Philadelphe ; il n'était pas <Tc6a7T<S;, et la formule ïpp(a9Q eût été une inconvenance,

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