LE DÉPART DE PERCEVAL
''.:yi'y.Kti'f\',.
(i) Elle fiit dédiée au dernier fils de Philippe m, le brillant et aventureux Charles de Valois.
embrassements d'une mère trop aimante que son brusque départ fait mourir de douleur, qui, après s'être élevé aux plus hauts sommets de la perfection chevaleresque, se souvient enfin de sa faute, la rachète par la pénitence et mérite d'expirer dans les mystiques ivresses réservées aux gardiens du Graal. Déjà ce beau sujet avait médiocrement inspiré Chrétien, qui, après un joli début, se perd en oiseuses digressions ; il fut plus complètement gâché encore par le premier continuateur (anonyme) et
par Wauchier de Denain, qui s'égarent sur la route et oublient leur héros pour le trop parfait et parfaitement insipide Gauvain. Plus heureux, Manessier et Gerbert de Montreuil mirent fin au récit, qu'ils reprirent tous deux, travaillant indépendamment, au point où Wauchier l'avait laissé; mais il faut reconnaître que dans les cinquante mille vers qu'ils ont pesamment alignés (en protestant sans cesse qu'ils abrègent), on ne découvre ni un épisode intéressant ni ime figure attachante ; et l'insuccès est d'autant plus piteux que l'effort vers l'étrange ou le sublime est plus apparent (i).