‹ Histoire des lettresChapitre 14 sur 206 · APULÉE · texte numérisé non relu

APULÉE

seigne sur les Pythagoriciens et sur Socrate, sur Euclide et sur Platon, sur les Stoïciens, les Épicuriens, les Pyrrhoniens et les représentants de la Nouvelle Académie ; sur Chrysippe, sur Épictète et sur Panétius, sur Arcésilas et sur les trois philosophes : Caméade, Diogène et Critolaûs, envoyés vers 155 en ambassade à Rome. Il s'inspire surtout de Phavorinos. Saint Augustin parle d*Aulu- Gelle en termes élogieux et les lettrés de l'époque carolingienne le tiendront en grand honneur. Il en est de même d'Apulée, l'auteur des Floridesy des Métamorphoses ou de VAne d'or (où se trouve la fable de l'Amour et de Psyché), du Démon de Socrate^ du Dogme de Platon et d'autres traités qui l'ont fait mettre par saint Augustin à côté de Plotin et de Porphyre. Au sujet des démons, il fournit ime explication qui est encore chez saint Thomas. Ami du merveilleux et du mysticisme, il raconte les prodiges des fakirs indiens, des miracles et des résurrections de morts; il termine des pages erotiques par une prière que les chrétiens pourront presque répéter : « Divinité sainte, source éternelle de salut, protectrice adorable des mortels, qui leur prodigues dans leurs maux l'affection d'une tendre mère, je t'apporterai au moins l'hommage d'un cœur religieux ; ton image sacrée restera toujours gravée dans le secret de mon cœur. »

Parmi les œuvres chrétiennes, il faut rappeler VOctavius de Minucius Félix qui fait penser au traité de Cicéron sur la Nature des Dieux; la première traduction latine de la Bible, Vltala, faite en Afrique vers la fin du second siècle ; les écrits de Tertullien, l'ennemi de la philosophie, qui réclame avec une extrême énergie la liberté de conscience, l'adversaire de la culture esthétique, qui célèbre en vrai poète la magnifique venue du Christ !

L'Afrique, dans ses écoles de Carthage, de Madaure, d'Adrumète, de Leptis, de Cirtha, cultive la rhétorique et les lettres latines : Apulée et Fronton, le jurisconsulte Salvianus Julianus, Minucius Félix et Tertullien sont Africains comme les candidats à l'empire, Albirms et Septime Sévère. Mais la Gaule cisalpine peut revendiquer, dans une certaine mesure, des écrivains marquants, surtout C. Plinius Secundus de Côme; la Gaule transalpine, Phavorinos d'Arles et saint Irénée, l'évêque de Lyon.

Tacite tient à la Gaule de diverses façons. C'est le fils d'un procurateur en Gaule et le gendre d'Agricola, originaire de Fréjus. Dans le Dialogue des Orateurs, dont l'authenticité a été contestée pour des raisons qui semblent insuffisantes, il introduit deux Gaulois, M. Aper et Julius Secundus. Dans la Vie

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