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LES CLASSIQUES C'cst cc quî apparaît plus nettement encore dans la litté-
LATiNS rature latine du premier siècle avant l'ère
chrétienne, celle du siècle d'or ou de la période vraiment classique. La langue s'enrichit et il y a de grands poètes, Lucrèce, Catulle, Virgile, Horace, Tibulle, Properce, Ovide; de grands historiens, Salluste, César et Tite-Live; des orateurs, dont le plus remarquable est Cicéron; des érudits, parmi lesquels Varron tient la première place.
Leur œuvre intéresse, à un double point de vue, l'histoire de la littérature latine en France. La plupart d'entre eux ont été, pour nos écrivains de langue latine ou de langue française, des modèles auxquels ils ont emprunté des idées, des formes, des rythmes et des mètres. Quelques-uns, et non des moindres, sont originaires de la Gaule cisalpine ou transalpine.
En effet, si Lucrèce est un Romain, si Horace est de Venouse en Apulie, si Tibulle est un Latin et Ovide un Samnite, Catulle et Virgile en revanche sont originaires de la Gaule cisalpine, comme d'autres poètes de moindre importance, i£milius Macer, né à Vérone, Cassius, né à Parme, Furius Bibaculus, né à Crémone ainsi que son ami Valérius Caton. D'autres sont de la Transalpine : Caïus Cornélius Gallus est de Fréjus ; Varron, d'Atax ou de Narbonne.
Parmi les prosateurs. César est Romain, Salluste est d'Amiternum en Sabine, Marcus Terentius Varro de Réate, Cicéron d'Arpinum. Mais Tite-Live est un Cisalpin de Padoue, Cornélius Népos vient des bords du Pô et Trogue-Pompée est un Transalpin du pays des Voconces, entre le Rhône et la Durance.
Aux personnages consacrés, les Atellanes ajoutent alors des éléments