XII PRÉFACE
orientales; il eût sans cloute aussi donné plus de développement à l'admirable période de renaissance, aujourd'hui incontestée, du siècle de notre saint Louis; il eut enfin emprunté certaines lumières à la littérature des beauxarts et à celle des sciences.
M. F. Loliée est avant tout un classique, qui a bien fait ce qu'il se proposait de faire; et nous ne songeons pas à lui contester certains de ses jugements, quelque plaisir que Ton ait tou jours à discuter avec un homme de savoir et de goût. 11 montre clairement comment, dans ce mouvement de la littérature de tous les peuples, les idées se préparent, se développent et s'achèvent; suivant quels courants elles passent d'un pays dans un autre; par quelle action, après avoir franchi les frontières de leur patrie primitive, elles y rentrent et s'y font consacrer; il décrit avec une justesse heureuse les élans en avant et les réactions, les influences rivales, les alternatives de ralentissement et de progrès. Il se plait — c'est là proprement son objet — à mettre en lumière « le sens impersonnel et général par où les vrais génies s'identifient, non sans accuser chez eux-mêmes un grand relief de personnalité, avec leur pays, avec leur temps, avec le genre humain tout entier ».
Ainsi conduit, son livre présente un intérêt