‹ Histoire des littératures comparéesChapitre 50 sur 82 · Bruyn, Van der Kodde, Smits, Backer · texte numérisé non relu

Bruyn, Van der Kodde, Smits, Backer

LITTERATURES COMPARÉES 275

leur d'àme de Xomz, Jeux malheureux poètes attendus à l'hôpital. Les auteurs s'annoncent en foule. Presque tous subissent l'influence régnante ou rivalisent h calquer leur théâtre sur les pièces les plus en vogue des règnes de Louis XIV et de Louis XY^

Le Danemark, sous Christian YII et sous Frédéric VI, s'accorde au ton général, en y faisant coopérer les progrès récemment accomplis dans sa langue et dans sa littérature, grâce h l'influence rénovatrice du Norvégien Ludwig Holberg, l'universel liolberg, surnommé le Voltaire du Xord.

La Suède, qui, dans le cours de cette époque a produit de véritables écrivains comme Olaùs Dalin, un philosophe comme Swedenborg, un savant comme Linné ^, des poètes ou auteurs dramatiques comme Gyllenborg, Oxenstiern, Kellgrenn, Lidner et Hallmann, a fait appel également aux influences étranofères pour élarcrir le cercle de son rayonnement. Elle s'est tournée de préférence vers ce foyer de lumière où se concentraient les regards de toute l'Europe. L'imitation des mœurs et de l'esprit français gagne une avance considérable et ne fait que s'accentuer en la période qui s'écoule depuis la mort de Charles VII jusqu'à l'heure éloignée où l'école romantique, venant opposer l'influence germanique h l'influence française, comme étant plus conforme aux mœurs des peuples du Nord, prépa

1. Vers la fin du xviii' siècle se dessinera un courant opposé. Le goût public délaissera l'imitation française. Se tournant vers les autours anglais ou allemands, il se rapprochera davantage des origines et du caractère propre de la Hollande.

Page 1