CHAPITRE III
La poéûe moderne : prix académique. ^ Rangibé. — Zalokostas. - Orphanidis. — Les Crères Soutzos. — Solomoa. — Yalaoritîg. — Théâtre : Rizos Neroulos. — Ctiristopoulos. — Slcyliuis. — Vlachoa. ~ Bemardakis.' — Yasiliadis. — - MaTromichalis et autres poètes. — Les SffUoçues et leurs trayaux. — La presse. — Progrès et aveuir de la Grèce.
La poésie fleurit encore dans la patrie d'Homère et de Pindare; elle se retrempe aux sources primitives et puise ses inspirations les meilleures dans Tamour du sol natal et de la liberté. La poésie est éminemment populaire; elle s'adresse , non à une classe privilégiée , mais à la nation entière. On n'oublie pas les chants anciens, mais on apprend par cœur et l'on répète partout les poésies modernes, dont le sentiment et la pensée plaisent à l'imagination, c Chaque année, l'Académie d'Athènes ouvre un concours poétique et elle décerne un prix, fondé par l'opulent patriote Ambroise Ralli , au poète dont l'œuvre est jugée la plus remarquable par l'invention et la plus propre à ramener la langue à sa pureté première. Le jour fixé pour la clôture solennelle de ce concours est le 25 mars, anniversaire de la proclamation de l'indépendance hellénique. Ce jour-là, Athènes tout entière est en mouvement; toutes les classes de la société montrent un empressement égal; les cafés et les bazars sont déserts; les places sont encombrées par la foule, qui gesticule, crie, discute avec l'emportement naturel à ce peuple. Après la lecture d'un rapport sur les diverses productions