CHAPITRE TROISIÈME
à TExposition universelle de 1867 à Paris. Partout le journal s'épanouit sans contrainte ni censure; il n'est si petite ville qui ne possède le sien , et l'un des plus importants, le Néologat, se publie à Constantinople. Trieste, Âlexandrie, Bukharest ont aussi leurs feuilles périodiques : partout où se parle la langue grecque, elle a un journal pour la représenter. Le journalisme a même eu les honneurs de la scène; il a inspiré à Rizos Neroulos, en 1837, une jolie comédie qui a pour titre C Homme qui a peur des journaux, pièce qui malmène assez vigoureusement, par Tironie et la satire, les rédacteurs de deux feuilles de l'époque, le Spectateur et le Progrès.
En résumé, la Grèce, par son activité intellectuelle, les progrès rapides de sa belle langue, entée sur le grec ancien, les nombreux travaux littéraires dus à la plume de ses écrivains, Timpulsion énergique et féconde des Syllogues, tend à se mettre à l'unisson de l'Europe et prouve qu'elle ne néglige aucun moyen de progrès. II faut se rappeler qu'elle compte à peine cinquante années d'existence ; qu'elle a toujours vécu au milieu de révoltes, d'intrigues et de tiraillements de toute sorte ; que son organisation politique a plus d'une fois été compromise. Mais en présence des résultats acquis en si peu de temps, par une petite nation disposant de si faibles ressources, on ne peut s'empêcher de reconnaître qu'il y a, dans ce peuple intelligent, si bien doué de la nature, héritier de si grands et si nobles souvenirs, le présage et les éléments d'un avenir glorieux. La question d'Orient, toujours ouverte, et plus inmiinente que jamais, offre à sa jeune ambition de séduisantes perspectives.
Cbapitbb pmEMiER. — De$ criginês JwqnCà Dante. — Origine et formation de la langue italienne. — Roman rustique. — Influence de l'Église SUT les lettres et la ciTÎlisation. — Grégoire le Grand. — Saint Benoit de Nursie et les moines bénédictins. — Charlemagne et ses successeurs en Italie. — Les empereurs allemands en Italie. — Grégoire Vil. ^ Guelfes et Gibelins. — Frédéric II en Sicile : poètes de sa cour. — Ciullo. — Les troubadours en Italie. — État de la langue italienne au douzième siècle. — Premiers poètes : Odo et Guido délie Colonne, Jaoopo da Lentino, Onesto, Falcaochiero, Guido Guinicelli. — Dante de Mijano. — Guido Cairalcanti. — Saint François d* Assise. — Influence française. — Brunetto Latini. — Martino Canale. — SpineUo. — Les Malispini. — Dino Compagni. — Écriyains latins : Gioranni. — Innocent m. — Saint Thomas d*Aquin. — Saint BonaTonture. — Jurisprudence. — Jean de Vicence. — Accurse. . i
CHApnnE n. — QiuUoriième sUdê. — Dante. — Influence des grands écriTaios sur les littératures. — Dante : sa famille, ses études, sa ▼ie publique, son exil, sa Tie errante à Paris et en Italie, sa mort. DiTers ouTrages de Dante : De vulgari eloquio; De monarchid; Sonnets et Canioni; le Convito; la Vita nuova. Béatrix : son influence sur le cœur et l'imagination du poète. Idée de la Divine Comédie. Sources où Dante a pu puiser. Idée symbolique et aUégorique. VBnfer. Le Purgatoire. Le Paradis. Jugement sur cette époque. — Ceooo d'Ascoli. — Cino de Pistoie 18
Chapitre I1|. — Quator^ème siècle. — Pétrarque. — * Boceaee. — Transition de Dante à Pétrarque. — Fasio degli Uberti. — * Barberino. — Zanobi da Strata. — Buonaoorso. — Pétrarque : ses études à Montpellier, à Bologne. Sa passion pour Laure. Séjour à Yauduse. Sonnets. Canzoni. ^ /. Monfi. Qualités et défauts de ces poésies. Travaux
d'érudition. Ouvrages latins : VAfrica, Épitres^ Églogues. Coaronnement au Capitole; rôle politique; recherche des manuscrits; sa mort. Ses Lettres, — Prose italienne au quatornème siècle. — Boccaoe : sa ▼ocation littéraire; séjour à Naples ; vie publique et privée ; amour émVvingpàié.h^Thétéide: FilostrcUo :VAmorosa Visione;\emnfaU JFfetoioao; PiiMto. Oimagn au prose : le FUocqpo; Fkmmttta; Vie de Dante; le Déeaméhm : jiQfPit sur cet ouvrage. — Sacchetti. — Giovanni. — L'histoire au quatorzième sîède. TiDui aises continuateurs. — Sainte Catherine de Sienne. — Barthc^. 46