DIX-HUITIÈME SIÈCLE. — POÉSIE
lÈtat de ntalie. — ' Influence de la France. — Académie des Arcades, — GraTina et Creacimbeni. — Lemene. — Zappi. ~ Coda. — Rolli. — SaTioli. ~ CaBsiani. — Minzoni. — Fantoni. -^ Fnigoni. — Bfam. — Yarano. — Cesarotti. — Fortigaerra. — Poëmes didactiques de Betti, de Zampieri, de Barotti, de Spolverini. — Casti : les Animaux par' lanU. — Fables de Roberti , de Passeroni , de Pignotti. — Parini : son poème satirique le Giorno. — Meli : poésies en dialecte sicilien.
Après un siècle aussi terne, aussi décoloré, aussi impuissant que le dix-septième, Tltalie recouvra, au siècle suivant, une certaine activité de pensée, un certain mouvement d*idées que Ton peut considérer comme un progrès ; ce n'est point un réveil complet, un retour aux grandeurs passées ; mais c'est au moins un arrêt sur la pente de la décadence, et même une réaction contre la dépravation du goût littéraire.
Un mot sur la situation politique de la Péninsule. Elle est toujours la proie de l'étranger, le champ de bataille où s'acharne la rivalité des princes. Quand la famille de Gharles-Quint s'éteignit en Espagne dans la personne de Charles II (1700), Louis XIY revendiqua pour son petit-fils, Philippe y, la succession du prince défunt, réclamée d*un autre c6té par l'Autriche, en faveur de l'archiduc Charles. Quel que fût le parti vainqueur, l'Italie devait toujours avoir un maître, car elle n'était point en mesure de re-