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CHAPITRE XVI

La poésie contemporaine. — Thomas Hood. — Alfred Tennyson. — Elisabeth Browning. — Robert Browning. — Mackay. — Bailey. — Swaln. — Thomas Cooper. — Ragg. — Swinbame. — Austin. — — Longfellow. — Bryant. — Pike. — Leland. — Poe. — Le théâtre contemporain : son caractère. — Sheridan Knowles. — Bolwer. — Ferrold. — Léman. — Brookes.

L'Angleterre avait eu, comme la France, un magnifique élan poétique dans la première partie de ce siècle : Walter Scott, Byron, Moore, Slielley,*Ies lakistes avaient illustré leur pays comme chez nous Lamartine, Hugo, Musset et Béranger. Vers 1830, cette pléiade avait en partie disparu, ou bien avait jeté le feu le plus vif de son inspiration ; les plus brillants étaient morts jeunes : Keats à vingt-cinq ans, Shelley à vingt-neuf, Byron à trente-six : le feu sacré, autant que les passions, avait dévoré

Le bûcher, le temple et Tautel.

Walter Scott, plus calme et plus digne, avait prolongé plus longtemps une belle et noble carrière : il allait pourtant mourir (1832) d'épuisement et de paralysie.

Cependant la poésie n'est point morte : elle se transforme et prend une direction nouvelle, écho des sentiments individuels ou des aspirations sociales. Nous trouvons chez plusieurs poètes une originalité bien tranchée, des accents d'une émotion tantôt pénétrante et douce,

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