‹ Histoire des littératures étrangères (volume 3)Chapitre 22 sur 191 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Le seizième siècle. Caractère do cette époque; mouYement et progrès de la Renaissance. — Henri YIII et Elisabeth. — Les poètes. — Wyatt.

— Surrey. — Lily et VEuphuïsme, — Sidney. — Spenser et sa Keine d^ fées, — Le théâtre. — Lord Buckhurst. — Gascoigne. — Les poètes dramatiques et la scène. — Caractère du théfttre anglais.

— Marlowe. — Ben Jonson.

Nous arrivons au seizième siècle, grande époque, eu* rieuse à étudier dans Thistoire comme dans la littérature; là se reflète fidèlement la yie des peuples, avec leurs Instincts, leurs passions, leurs aspirations, Tidéal comme le réel. Le nom de Renaissance, qu'on applique à ce isiècle, est justifié et mérité. On sort du moyen âge pour entrer dans la vie moderne; c*est un réveil, ce sont des besoins nouveaux, des horizons inconnus; sciences, arts, belles-lettres, tout se renouvelle, tout s'ébranle, on a soif du progrès; c'est partout une ardeur sans frein. Ici des mondes nouveaux, l'Inde et l'Amérique, qui s'ouvrent aux chercheurs intrépides; là l'imprimerie, le livre, monde tout aussi neuf, qui s'ofl're à tous les esprits , à toutes les curiosités insatiables. Géographie, astronomie, sciences exactes, philosophie, érudition, monde antique, tout se débrouille , sort du chaos , passionne les intelligences. La réforme religieuse y mêle ses discussions ardentes; elle émancipe la raison aux dépens de l'autorité, et jette dans le monde le ferment de sanglantes révoltes qui dureront plus d'un siècle, jusqu'au moment où la tolérance religieuse sortira triomphante du doux esprit de l'Évangile.

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