‹ Histoire des littératures étrangères (volume 3)Chapitre 3 sur 191 · II · texte numérisé non relu

II

s LITTÉRATURE ANGLAISE.

rtle entière fut soumise aux Romains ; la flotte d'Agricola en fit le tour; mais les peuplades belliqueuses du nord, les Pietés et les Scots, ne cessèrent de résister aux mattres du monde ; pour les contenir, il fallut s* en séparer par des murailles qui allaient d'une mer à l'autre, l'une construite par Adrien, et l'autre par Sévère. Cette double barrière ne suffit pas toujours pour les arrêter, et quand l'Empire se fut affaibli par les divisions intérieures, quand d'autres barbares, au nord, envahirent ses frontières, les légions abandonnèrent la Grande-Bretagne à l'anarchie intérieure (408). Les Bretons du sud appelèrent à leur secours les pirates Scandinaves pour résister aux Calédoniens, et les Saxons, de concert avec les Angles, eurent bientôt conquis tout le pays. Ainsi commença au sixième siècle l'Heptarchie anglo-saxonne, qui fut vaincue à son tour par l'invasion danoise, prélude d'une dernière et définitive invasion, celle des Normands français, au dixième siècle.

Malgré une domination de trois siècles de durée, la civilisation romaine ne put jeter sur le sol de la Grande- Bretagne d'aussi profondes racines qu'en Gaule ; il y eut bien des écoles brillantes à Londres et à York, mais l'élément celtique, appuyé par le fanatisme religieux des druides, opposa une grande résistance aux idées romaines, et plus tard, la doctrine chrétienne, apportée par les missionnaires, eut beaucoup de peine à en triompher.

C'est des côtes de la Scandinavie que partirent ces essaims de pirates, imprudemment appelés par le peinteym breton Vortigern, pour repousser les invasions des Pietés et des Scots (445). Leurs chefs, Hengist et Horsa, vainquirent pour leur propre compte; ils s'établirent dans le pays, et Vortigern, obligé de combattre ces auxiliaires ambitieux, fut réduit à subir leur loi. Le prince saxon fit

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