Chron. ad ann
2. D'autres littérateurs, sur la foi de quelques manuscrits des vers salernitains, veulent; avec assez 1 peu de vraisemblance, qu'ils aient été
La société savante, cléricale, latine, quelque semblable qu'elle fût à elle-même dans toute l'Europe, avait donc en Italie, au douzième et au treizième siècle, un caractère distinctif. Tandis que Paris et Oxford se livraient tout entiers à la scolastique, l'Italie n'eut des écoles publiques . de théologie qu'après Tannée 1360 *. Lors même qu'elle cultiva cette étude, elle laissa toujours percer d'autres préoccupations. Elle donna à l'Occident les deux premières traductions d'Aristote 2 ; les lettrés de Venise et dePadoue, dans leur admiration fanatique pour Averroès, allaient jusqu'à dédaigner les apôtres et les Pères de l'Église 8 . Enfin, par l'étude et l'enseignement du droit, l'Italie tendait à la fois les mains au glorieux passé de Rome et à l'avenir fécond de l'Europe moderne. C'était déjà de la Renaissance.