OUVERTURE DU SEPTIEME SCEAU : LES SEPT TROMPETTES. VIII, 1-XI
Le septième sceau sert à introduire une nouvelle série, celle des sept trompettes, qui va annoncer de nouveaux fléaux.
Les six premières trompettes, VIII-IX. — Septième sceau; l'ange thuriféraire, VIII, 1-5. L'Agneau ouvrit le septième sceau et il se fit dans le ciel un silence d'une demi-heure. On donna des trompettes aux sept anges qui se tiennent devant le trône de Dieu, 1, 2. Alors, en guise de prélude, apparut un ange, avec un encensoir d'or, qui reçut des parfums pour les offrir à Dieu avec les prières de tous les saints. La fumée des parfums, symbole des prières des saints, monta devant Dieu, 3^4. L'ange remplit ensuite l'encensoir du feu de l'autel et le jeta sur la terre, et il y eut des tonnerres et un tremblement de terre, 5.
Les quatre premières trompettes, VIII, 6-12. Alors le premier ange sonna : de la grêle avec du feu mêlé de sang tomba et brûla le tiers de la terre, 6, 7 ; le deuxième ange sonna : une montagne embrasée tomba dans la mer, et changea en sang le tiers de la mer et détruisit le tiers de ses habitants et des navires, 8, 9; le troisième ange sonna : l'étoile Absinthe tomba sur le tiers
des fleuves et des sources qui devinrent amères, 10, 11 : le quatrième ange sonna : le tiers des astres fut frappé ; la clarté du jour et de la nuit fut réduite d'un tiers, 12.
La cinquième trompette, VIIl, 13-IX, 12. Un aigle prophétisa malheur à la terre à cause des autres sons des trompettes, qui vont sonner, 13. Le cinquième ange sonna : Jean vit une étoile tombée du ciel, à qui on donna la clef du puits de l'abîme. Elle l'ouvrit et du puits sortit de la fumée, IX, 1, 2; de celle-ci sortirent des sauterelles, à qui on donna un pouvoir semblable à celui des scorpions. On leur ordonna de nuire seulement aux hommes qui n'avaient pas le sceau de Dieu sur leur front, et de les tourmenter pendant cinq mois ; alors les hommes voudront mourir et ne le pourront pas, 3-6. Description des sauterelles. Leur roi est l'ange de l'abîme, nommé en hébreu Abaddon et en grec Apollyon, 7-12.
La sixième trompette, IX, 13-21. Le sixième ange sonna. Jean entendit une voix qui ordonna de délier les anges enchaînés sur l'Euphrate, et ils furent déliés, afin de tuerie tiers des hommes, 13-15. Jean entendit ]'• nombre des cavaliers ; il en fait la description ; le tiers des hommes fut tué par le feu, la fumée et le soufre, qui sortait de la bouche des chevaux, dont le pouvoir malfaisant était dans leurs bouches et leurs queues, semblables à des serpents, et elles ont des têtes, 16-10. Les hommes qui ne furent pas tués, ne se rej)enlin'iil ])as de leur péché, et ils y persévérèrent, 20, 21.
Le petit livre ouvert, X, 1-11. Ici se place vin nouvel intermède, analogue à celui du chapitre Vil. Il
y est question du sort réservé à Jérusalem; aussi quelques critiques ont-ils pensé que cet intermède était une apocalypse, antérieure à la chute de cette ville, que l'auteur aurait insérée dans son livre, en y ajoutant quelques détails chrétiens lesquels, d'ailleurs, troublaient l'ensemble du morceau. On remarquera que la ruine de Jérusalem joue dans l'Apocalypse le même rôle que dans le grand discours du Seigneur, Mt. XXIV; Me. XIII ; Le. XXI ; elle est le prélude et le symbole de la fin du monde.
La vision de la ruine de Jérusalem est précédée d'une mise en scène particulière. Jean vit un autre ange qui, tout resplendissant, descendait du ciel, portant dans sa main un petit livre ouvert. Il cria d'une voix forte et les sept tonnerres se mirent à gronder. Une voix du ciel ordonna à Jean de ne pas écrire ce qu'ont dit les sept tonnerres, 1-4. L'ange jura par le créateur de tout qu'à la voix du septième ange le mystère de Dieu s'accomplirait, 5-7. Une voix du ciel ordonna à Jean d'aller prendre le petit livre dans la main de l'ange. Jean le demanda à l'ange qui le lui remit en lui disant de l'avaler. 11 l'avertit qu'il sera doux et amer à ses entrailles. Mais Jean doit prophétiser encore, 8-11.
Mensuration du temple ; les deux témoins; ruine pat' tielle de Jérusalem, XI, 1-13. Ici commence le récit de ce qui se rapporte directement à Jérusalem. Jean reçut un bâton et on lui ordonna de mesurer le temple, l'autel et ceux qui y adorent, mais de laisser en dehors le parvis extérieur du temple, qui a été donné aux gentils qui foulèrent la ville sainte, 1,2. Dieu suscitera deux
témoins pour prophétiser. Ils sont défendus contre leurs ennemis et ont le pouvoir de frapper la terre de fléaux divers, 3-6. Quand ils auront achevé leur témoignage, la Bête qui monte de l'abîme (l'empire romain) les tuera. Leurs cadavres seront sur la place de la grande ville (là où leur Seigneur a été crucifié), 7, 8. Les païens se réjouissaient, mais trois jours et demi après, un esprit de Dieu entra en eux, et ils se levèrent, et une voix du ciel leur ordonna de monter, et ils montèrent au ciel, à la vue de leurs ennemis effrayés, 9-12. A ce moment, tremblement de terre, qui détruisit un dixième de la ville et des habitants ; les autres effrayés rendirent gloire à Dieu, 13.
Voici venir le troisième malheur, 14.
Il semblerait qu'au son de la septième trompette nous devrions avoir immédiatement la description du troisième malheur. Il n'en est rien. La prophétie prend une ampleur nouvelle, avant d'arriver à la catastrophe finale. Les visions qui suivent se présentent dans un ordre confus ; elles ne s'enchaînent pas très régulièrement les unes avec les autres. L'auteur veut raconter ici le triomphe définitif du Christ sur ses adversaires, la consolation finale des chrétiens persécutés, qui résultera de la destruction de leurs ennemis et de leur félicité future. Il montre donc les puissances adversaires du (Christ, décrit la lutte entre cos puissances et le Christ, la chute des pouvoirs terrestres, qui personnifiaient ses adversaires, les fléaux qui frappent la terre, le jugement ot enfin le triomphe final; le tout est présenté d'une façon assez particulière. On suit assez bien l'idée du
prophète dans ses grandes lignes, mais il y a des retours en arrière dans son exposé ou des anticipations. Il est probable qu'il a utilisé des prophéties antérieures et qu'il ne les a pas suffisamment retravaillées pour les incorporer à son écrit. Toutefois, avant de raconter la lutte finale, l'auteur expose divers combats préparatoires entre la puissance de Dieu et la puissance du mal.
pikTdromes de la lutte finale, XI, 15-xix, 10.
La septième trompette, XI, 15-19. Au son de la septième trompette, on entendit dans le ciel un chant de triomphe, annonçant la lutte et le jugement, célébrant d'avance la victoire de Dieu et du Christ, qui va être racontée dans les visions suivantes. Dans le ciel des voix fortes proclament que le royaume du monde est remis pour l'éternité au Seigneur et à son Christ. Les vingtquatre vieillards rendirent grâce à Dieu de ce qu'il avait pris possession de la royauté, 15-17. Sa colère est venue sur les nations révoltées et voici le moment de juger les morts, de récompenser les saints et de perdre les méchants, 18. Dans le ciel s'ouvrit le temple de Dieu et dans le temple l'arche d'alliance et il y eut des tonnerres, des tremblements de terre, 19.
La femme et le dragon, XII, 1-18. Ici commence la description de la lutte entre les puissances du mal et Dieu et son Christ. Une femme, enveloppée du soleil et couronnée d'étoiles, apparut dans le ciel; elle était .enceinte etcriait, 1, 2. Un dragon rouge, dont la queue balayait le tiers des étoiles, se tint devant la femme
pour dévorer l'enfant qui allait naître, 3, 4, Elle mit au monde un enfant mâle, qui doit paître les nations avec une verge de fer (le Messie). L'enfant fut enlevé vers Dieu et la femme s'enfuit au désert dans une retraite que Dieu lui a préparée pour douze cent soixante jours, 5, 6.
Ici l'auteur raconte le combat du dragon avec Michel et ses anges, lequel semble rompre le fil du récit; il n'en est rien. Le dragon, vaincu ainsi que ses anges, fut chassé du ciel, 7, 8; l'antique serpent, appelé diable et Satan, fut rejeté sur la terre, 9. Alors Jean entendit dans le ciel une voix qui proclamait la royauté du Seigneur et de son Christ et la défaite de l'accusateur des frères. Mais ceux-ci l'avaient vaincu par le sang de l'Agneau et l'effusion de leur sang. Malheur à la terre où le diable en fureur est descendu, 10-12. La lutte entre la femme et le dragon continue sur la terre.
Le dragon poursuivit la femme, qui a reçu les ailes du grand aigle pour atteindre sa retraite au désert, 13, 14. Le serpent lança derrière elle comme un fleuve d'eau, mais la terre l'absorba, 15, 16. Irrité, le dragon fît la guerre aux autres enfants de la femme, qui gardent les commandements de Dieu et la foi en Jésus- Christ. Il se plaça sur le bord de la mer, 17, 18.
La Bêle qui monte de la mer y XIII, 1-10. Le proj)hète décrit maintenant la guerre qui est faite par la puissance du mal aux fîdèles du Christ, guerre qu'il vient d'annoncer. Jean vit monter de la mer une Bote (|ui avait dix cornes et sept tètes et sur celles-ci un
nom de blasphème. Le dragon lui donna son pouvoir, 1, 2. Une des têtes de la Bête, mortellement blessée, était guérie. Toute la terre adorait et admirait la Bête, qui proférait des blasphèmes contre Dieu et son tabernacle, 3-6. La Bête vainquit les saints et eut autorité sur toute la terre ; elle fut adorée par ceux dont le nom n'est pas dans le livre de la vie de l'Agneau, 7, 8. L'auteur engage celui qui a des oreilles à comprendre. Qu'il ne résiste pas au mal, 9, 10.
La Bête qui monte de la terre, XIII, 11-18. La lutte qui était générale devient particulière; elle prend un caractère local. Jean vit monter de la terre une Bête, qui avait deux cornes et parlait comme un dragon; elle exerçait la puissance de la première Bête sous les yeux de celle-ci et la faisait adorer, il, 12. Elle faisait descendre le feu du ciel sur la terre et persuadait aux hommes de faire une statue de la Bête et elle la fit parler. Elle fit tuer ceux qui ne l'adoraient pas, 13-15. Elle ordonna que tous reçussent une marque sans laquelle on ne pouvait ni acheter ni vendre. Cette marque était le nombre du nom de la Bête, 666, 16-18.
L'Agneau et le concert des deux, XIV, 1-5. En opposition au triomphe de la Bête l'écrivain place le règne de l'Agneau. Jean vit l'Agneau qui était sur la montagne de Sion avec 144.000 élus, qui portaient son nom et celui de son Père, 1. Il entendit comme une voix de grosses eaux et la voix de joueurs de harpes. Ils chantaient un cantique nouveau que seuls les 144.000 rachetés pouvaient apprendre, 2, 3. Ceux-ci sont vierges et suivent partout l'Agneau ; ils ont été rachetés et sont
è94 HISTOIRE DES LIVRES DU NOUVEAU TESTAMENT.
les prémices pour Dieu et pour l'Agneau ; ils ne mentent pas, 4, 5.
Prélude du jugement, XIV, 6-13. La vision qui suit est un prélude ; les anges viennent annoncer l'imminence du jugement. Jean vit un ange portant un Évangile éternel, qui doit être annoncé à tous, et invitant les hommes à craindre et à adorer le Dieu créateur, car l'heure de son jugement est venu, 6, 7. Un second ange annonçait la chute de Babylone, 8. Un troisième menaçait quiconque adorait la Bête et portait sa marque, de tourments éternels et sans repos, 9-11. Le prophète exhorte les saints à la patience et à la foi en Jésus, 12. Il entendit une voix du ciel qui lui dit : Heureux ceux qui dès à présent meurent dans le Seigneur, leurs œuvres les suivent, 13.
La moisson et la vendange, XIV, 14-20. Le jugement futur est maintenant préfiguré par des actes symboliques. Jean vit une nuée blanche et assis dessus comme un fils d'homme, tenant une faux, 14. Sur l'ordre d'un ange, celui-ci lança sa faux sur la terre cl celle-ci fut moissonnée, 15, 16. Parut un ango tenant une faucille tranchante, qui, sur l'ordre d'un ange sorti de l'autel, lança sa faucille sur la vigne do la terre et la vendangea. Jetée dans la cuve de la colère de Dieu, la vendange fut foulée hors de la ville et le sang qui déborda ulleignit le mors des chevaux, 17-20.
Les sept coupes, XV-XVI. — Le chant des vainqueurs delà Bête; Préparatifs, XV, 1-8. Le jugement va commencer. Jean décrit d'abord la mise en scène. 11 vit dans le ciel sept anges tenant les sept dcr-
niers fléaux de la colère de Dieu; ceci est la suscription du morceau. 11 prélude ensuite par un chant de triomphe anticipé à la gloire de Dieu au moment où la justice divine va s'exercer. Les vainqueurs de la Béte, debout sur la mer do verre, chantaient les cantiques de Moïse et de l'Agneau, 1-4. Alors, le temple s'ouvrit et sept anges sortirent. Un des quatre animaux donna à chacun une coupe d'or pleine de la colère de Dieu, 5-7. Le temple fut rempli de fumée,
Effusion des sept coupes, XVI, 1-21. Une voix forte vint du temple, ordonnant aux anges de verser les sept coupes, 1. Le premier ange versa sa coupe sur la terre, et un ulcère frappa les adorateurs de la Bête, 2. Le deuxième versa sa coupe sur la mer qui devint comme du sang, 3. Le troisième versa la sienne dans les rivières qui furent changées en sang, 4. L'ange des eaux proclama la justice de ce jugement, par lequel Dieu donna à boire du sang à ceux qui ont verse le sang des saints, 5-7. Le quatrième ange versa sa coupe sur le soleil qui brûla les hommes. Ceux-ci ne se convertirent pas, 8, 9. Le cinquième versa sa coupe sur le trône de la Bête et son royaume fut plongé dans les ténèbres ; et les hommes blasphémèrent et ne se repentirent pas, 10, 11. Le sixième versa sa coupe sur l'Euphrate, qui fut desséché pour laisser passer les rois de l'Orient, 12. Des bouches du dragon, de la Bête et du faux prophète sortirent des esprits impurs, semblables à des grenouilles. Ils allèrent rassembler les rois de la terre pour le combat du grand jour de
Dieu. Le rassemblement eut lieu à Harmagédon, 13, 14, 16. Ici, le prophète rappelle que la venue de Dieu sera semblable à celle d'un voleur; heureux donc celui qui veille, 15.
Jean voit maintenant la fin du drame. Le septième ange versa sa coupe dans l'air et une voix sortit du temple disant : C'en est fait. Il y eut des éclairs, des tonnerres et un grand tremblement de terre, 17, 18. La grande ville se divisa en trois parties ; les villes des nations tombèrent ; les îles et les montagnes disparurent et des grêlons énormes tombèrent, mais les hommes blasphémèrent Dieu, 19-21.
Chute de Babylone, XVII, 1-XIX, 10. Un des anges qui tenaient les sept coupes montre à Jean le jugement de la grande prostituée, c'est-à-dire de Rome. Le prophète décrit la chute de Babylone, figure de Rome, par des symboles assez peu concordants et qu'il est difficile d'expliquer.
La grande courtisane et la Bête, XVII, 1-18. Jean vit une femme, assise sur une Bètc écarlate qui avait sept têtes et dix cornes ; elle portait une parure magnifique et tenait dans ses mains une coupe remplie d'abominations, et sur son front était écrit un nom symbolique : Babylone la grande, 1-5. Elle s'est enivrée du sang des saints, 6.
Colt<^ prostituée, c'est Rome, et la Bêle écarlate, c'est l'empire romain. L'ange explique ù Jean étonné cette vision symbolique. Mais l'explication est peu claire par ce lait que la Bête est taiiUM le siège sur Icciucl est assises In femme, tantiH un ixîrsonnage. On pourrait
croire que le voyant conçoit d'abord la Bête comme la puissance romaine en général, puis l'individualise.
La Bête était et elle n'est plus, mais elle doit remonter de l'abîme à l'étonnement de ceux dont les noms ne sont pas écrits dans le livre de vie, 7, 8. On a cru que la Bête ici mentionnée, était Néron persécuteur, qui, d'après la légende, n'était pas mort et devait revenir de chez les Parthes où il s'était caché.
Mais la Bête avait sept têtes, qui sont les sept montagnes sur lesquelles la femme est assise, 9, allusion à Rome, la ville aux sept collines, urbs septicollis. Ces sept têtes sont aussi sept rois : cinq sont tombés, le sixième subsiste, le septième régnera peu de temps; la Bête qui était et n'est plus était du nombre des sept et sera un huitième roi, 10, 11.
Cette Bête est donc identique à celle qui avait sept cornes. Le voyant personnifie l'empire romain, la Bête i sept cornes, dans un empereur, qui a été un des sept it sera le huitième, ce qui est une allusion nouvelle à Néron, revenu à la vie, mais dans la pensée du voyant
applique probablement à Domitien, qui est un nouca.u Néron. Ce passage d'un symbolisme à un autre a est pas clair.
Les dix cornes de la Bête sont dix rois qui s'uniront avec la Bête, 12. Ces rois sont-ils ceux qui se sont assemblés dans la plaine d'Harmagédon, ou bien > ont-ils les proconsuls romains qui avaient un pouvoir presque royal?
Ils donnent leur pouvoir à la Bête et ils combattront
NOlVEAli TESTAMF..NT. — IV. 23
l'Agneau, mais TAgneau les vaincra, 13, 14. Ceci est une anticipation, car l'Ange explique à Jean que les dix cornes et la Bête dépouilleront la courtisane et la brûleront. (Est-ce en souvenir de Néron détruisant Rome par le feu ?) Ceux-ci sont les exécuteurs du dessein de Dieu sur la femme qui est la ville, ayant la royauté sur les rois de la terre, 15-18.
Annonce de la chute de Babylone. XVIII, 1-24. Un autre ange publia d'une voix puissante la chute de Babylone qui est devenue un repaire de démons, 1-3.
Le voyant revient sur cette chute de Babylone, qui n'est pas encore accomplie. Aurions-nous ici un morceau antérieur, intercalé à cet endroit?
Une voix du ciel qui est celle de Dieu ordonna à son peuple de sortir de Babylone de peur de prendre part à ses fautes et de partager ses maux. Car il lui sera rendule double selon ses œuvres ; elle s'est enorgueillie, et en un jour les fléaux s'accumuleront sur elle et elle sera consumée par le feu, 4-8.
Ainsi que Jésus l'avait annoncé, tous les peuples se lamenteront; les rois de la terre qui ont partagé ses impuretés se lamenteront à dislance sur la destinée de la grande ville, 11-16. Les marins s'écriaient de loin en voyant la fumt'ic de ses embrasements : Quelle ville est semblabli! ù la grande ville ! et ils se lamentaient, 17- 19. Le ciel et les saints sont invités à se réjouir, car Dieu leur a fait justice d'elle, 20. Un ange jeta alors une grande meule dans la mer en disant : Ainsi sera lancée Babylone et elle ne reparaîtra plus. On n'entendra plus chez elle aucun bruit parce qu'elle a séduit
les nations et fait couler le sang des prophètes et des saints, 21-24.
Chant de triomphe, XIX, 1-10. Après cela Jean entendit dans le ciel la voix d'une foule nombreuse qui louait Dieu dont les jugements sont justes, car il a jugé la courtisane et vengé le sang de ses serviteurs. 1-4. Et tous s'unirent, les vingt -quatre vieillards, les quatre animaux et la voix puissante d'une foule nombreuse, pour répéter : Alléluia, le Seigneur notre Dieu règne ; voici les noces de l'Agneau. Son épouse est prête, 5-8.
L'ange ordonna à Jean d'écrire : Heureux ceux qui sont appelés aux noces de l'Agneau. Jean se prosterna aux pieds de l'ange pour l'adorer; celui-ci déclara qu'il était un serviteur de Dieu et ordonna à Jean d'adorer Dieu, 9, 10.