‹ Histoire des livres du Nouveau Testament (volume 2)Chapitre 110 sur 118 · ÉPILOGUE, XXII · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE, XXII

L'ange certifia à Jean que ces paroles étaient vraies, car elles procèdent du Dieu des esprits prophétiques. Voici que je viens bientôt, dit le Seigneur, 6, 7. Jean affirme que c'est lui qui a entendu et vu ces choses, 8=*. Il voulut adorer Fange, mais celui-ci le lui défendit et lui dit d'adorer Dieu, S^, 9. Il lui ordonna de ne pas sceller ce livre de prophéties, car le moment est proche ; que l'injuste et le juste restent tels qu'ils sont, 10, 11.

Jésus prit alors la parole. Il vient apportant à chacun la rétribution selon ses œuvres. Il est éternel. Heureux ceux qui lavent leurs tuniques afin d'avoir part à l'arbre de vie. Dehors, les méchants ! 11 est le rejeton de David. Il a envoyé son ange, son messager, pour attester ces choses dans les églises, 12-16.

L'Esprit et l'épouse disent : Viens! au Seigneur; que celui qui entend dise aussi : Viens! Que celui qui a soif vienne puiser gratuitement de l'eau de la vie! 17, 18. Jean menace de châtiments divins celui qui îijoulcra quelque chose à ce livre ou en retranchera quelques paroles, 19. Celui qui atteste ces choses dit : Oui, je viens bientôt. Et Jean ajoute : Viens, Seigneur Jésus! 20, et il souhaite la grâce du Soigneur Jésus à tous les suints, 21.

S 11. Histoire littéraire de l'Apocalypse.

Le livre de l'Apocalypse a laissé peu de traces dans la littérature chrétienne primitive, et il a été assez rarement mentionné par les écrivains ecclésiastiques. Cela s'explique par la perte que nous avons faite de presque tous les écrits montanistes du ii^-ni* siècle. On a voulu voir des souvenirs de l'Apocalypse dans Ignace martyr.

Eph. XV, 3 : tva (I)(iev aOroù Ap. XXI, 3 : x«i oxYivwffEi

vaot, xal aùtè; èv '^|iïv 0e6;. (lex' aOtûv x«î aÙToi ).aoi aùroO

êffovTat xal aùrô; 6 ©eô; (lex' aÙTwv iuTai.

Ap. 111, 12 : ô vixûv -Kmr^dta aÙTÔv OTùXov èv xqi vaù... xai YpaiJ'a) £7i' aOràv tô ôvojia xoû 6eoû (lou.

i4p. XXI, 5 : val eTirîv ô xaWj- (lEvo; èici Tfj} Opôv(p* 'ISoù xacivà Tîoiw Ttàvxa.

Philad. VI, I : atriXat eîctiv x«l xâçoi VExpûv, Èç' ol; 'iv(^a.TiX9.\ jtôvov ôv6|xaxa àvOpwTtuv .

VI, 13 : XÉyEi 8è Kûpio;* '18où nottô xà Éff^axa w; xà itpwxa.

L'Apocalypse cependant était connue dans la deuxième moitié du ii" siècle. Elle l'était probablement de Papias, certainement de Justin, de Méliton de Sardes, d'Apollonius, m" siècle, qui se serait servi contre les Montanistes des témoignages de l'Apocalypse de Jean, de Théophile d'Antioche, qui l'aurait citée. Dans la lettre des églises de Vienne et de Lyon, 177 après Jésus-Christ, on relève trois passages qui rappellent d'assez près l'Apocalypse, XIV, 4; XIX, 9; XXII, 11. La citation est précédée une fois de la formule : ifva ^

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