I. Die O/fenbarung Johannis, p. 159 et ss
on revient à la construction primitive : I, 5, xw àyaTrwvTi ^^[jLaç. . . xai £Koîvi<J£v... aÙTO) yj So$a; cf. X, 1 ; ï, 10, vjxouca ÔTTiffti) aou cpwvJjV (jteyâXTiv wç ffotXTriyyoç Xeyouayiç; il faudrait au moins Xeyouffav; cf. IV, 1 ; II, 18 ; X, 1 ; II, 20, t^v Yuvatxa 'leî^ot^EX y) 'Ki'^ovca iauTTiv TrpocpîiTiv; Cf. III, 13; II, 26; III, 21, xai ô vixûjv... SwffwoÔTw; III, 12; tandis que la phrase est régulière dans II, 7, 17, tw vixwvti Scoaio aùxto; IV, 4. 5. xai xuxXdOev eïxotji TeaCTapeç... xa\ Itti touç ôpdvouç £1X051 TÉffffapa; upeGêutÉpouç ; pourquoi ce changement du nombre à l'accusatif? V, 11, 12, xat yjvô àpi6- [xbç aiiTÛiv... Xs'YovTeç; VI, 8, xal 6 xaOïijjiEvoc; ÈTrotvw aÙTOu, ovo|jia aÔTO) Oavaro;, cf. IX, 11, sont des constructions dures. Voici des vices de construction : VII, 9, xa\ ISoù o/Xoç TCoXiiç, 8v.,. IdTÔÎTEç... itEpiêeêXvjjxÉvouç. .. xat xpâ- ^ouffiv; VIII, 9, TO TpÎTOv Twv XTia[AaTt«)v. . . xà ejç^ovxa ; XI, 1, xai ISôÔYi jxoi xaXajjioç... Xéyojv; cf. IX. 4; XII, 7; XI'V, 6, 12, 14; XVI. 13; XVII, 4; XVII, 8. Le nominatif est
placé pour l'accusatif : XX, 2, xat ÈxpâxriaEV xôv opâxovxa
ô éfcptçô àp/aïoç. Avec les meilleurs manuscrits nous devons lire, I, 13 ; XIV. 14, S(aoiov ulov oivôpwTrou au lieu de i/iô) (xvOptiTïoy, qui est une correction grammaticale.
Relevons comme hébraïsante la répétition du pronom démonstratif dans la phrase relative : r,v oùûe\<; Sûvaxai xXetaai aùxT^v, VII , 2, 9 ; oî» où féypci-ntui xô ^voixa oùxoîi , XIII, 8, 12; XX, 8; les pléonasmes avec éfucu ô'tcou, lynhti, XII, 6, 14; XVII, 0.
Très souvent l'Apocalypse emploie la construction ou l'accord ad sensum. Ainsi après cpwvii on trouvera : •?l <j>0)v^... Xe'Ytov, IV, 1; c{(tov:>iv (jLi'av... Xe'YOVxa, IX, 13; iyt'vovxo ^o)val(jLeYOiXoi.,. Xe'Yovxeç, XI, 15. Après i^ûiov on a
i'/oiv, VI, 7 ; Ta î|wa,,.êv xaô' êv aÙTwv é/ojv... Xe'YOVTeç, IV, 8. Après ôripiov on a tw 6-/iptw 8; ê/ti, XIII, 14 ; xai to ÔTiptov oGtoi, XVII, 16. Après àpvtov on a éffxyîxwçou iaxto;, V, 6; et aÇioç TO àpviov, V, 12. Après àxpîSe; il faut lire «ùtoîc, IX, 3, 4, 5. Citons encore comme construction anormale : aï Suo luyyian aï éffTWTg; pour IffTWffat, XI, 4; $ûXov Cwîji; TToiûiv, XXII. 2. Comme constructions inusitées, voir encore : IV, 9; VIII, 4; IX, 3, 4; XI, 3, 4, 5; XII, 7;XVIII, 20; XXII, 14. etc.
Comme solécismes, relevons les phrases où le nominatif est placé en apposition à d'autres cas : i-no ^Ir^doZ XpiffTOvî, ô (xapTuç, ô ttkttÔç, I, 5; TriÇxaivYJç'IgpouaaX^pi.,-^ xa- TaSai'vouoa Èx toÎÎ oûpavoiJ, III, 12; àîTî'Qavev to TpiTOv twv XTi(j|xatTtov, TWV èv T^ ôaXâffffïi, t^ ^/ovtx 'j'^X^^' VIII, 9; (î)Ss ■?) UTTopiov^ Ttûv àyiiov êffTÎv, 01 TrjpouvTgç Tàç IvToXàç, XIV, 12 ; xal èxpaTrjffsv tov opaxo'vTa,ô ocpi; ô àp^aïo;, XX, 2. Citons encore les accords défectueux : ÉTexev uîov, dfpaev (pour apsevaappeva), XII, 5 ; t^ XrjVOVTOÏÏ Ouuoïï tou 0eoij tov [xÉYav, XIV, 19; Ta Ttî^o;... é}(wv, XXI, 14; to [xuaT^^piov TWV iTCTa àffTÉpoiv oô; eTôeç è7r\ tîîç os^iSç {jtouxai Ta; litTot Xupia; Tiç/poffS;, I, 20. Des temps ou des modes différents, réunis par la copule xa\, se suivent dans la même phrase sans qu'on voie la raison du changement : iTtst'paffaç... t/ciç... lêaffTaaaç... xsxoTTiaxei;, II, 2; £iXr,cpaç xal yjxouoaç, 111, 4; ib. 9; aTOxpiÔTi... xat sïpYixa... xaleÏTcev, VII, 13. Le futur et le passé sont indistinctement employés, XX, 7-10. Cf. V, 7; VIII, 5 ; IX, 5 ; XXI, 24, etc. Le participe est employé au lieu d'un temps fini, 1, 16 ; le présent passe au futur, I, 7 ou au passé, XX, 2-4. Des adjectifs ou des verbes gouvernent des cas différents de
ceux du grec classique : oùat toùç xaToixoïïvxaç I-ki xr^ y^?» VIII, 13; XII, 12; a'iv£?T£Tw0£w, XIX, 5. Cf. II, 14. Relevons cette expression singulière : cctto 6 wv xa\ ô r,v xat ô £p-^oiJi,evo;.
Le style de l'Apocalypse se distingue encore par diverses particularités qui, sans être d'une bonne grécité, ne violent pas cependant la grammaire : l'article ou la particule gouvernante répétés devant tous les membres d'une série : ràeiScoXa -zh. yp^jaôi, xai Ta ipyiipS, xa\ ik'jiy.'kxoi, xat ta Xiôiva xat xà ^uXiva, IX, 20; Toù; vixwv- Ta; £x Toîi 6ï]pt'ou, xat Ix tou eîxovo; aoToî», xa\ Ix tou àpi6(xoî! Tou^voaaTOç aôtoî;, XV; cf. XVI, 13; XVII, G, etc.
Le datif instrumental, très rare dans l'Apocalypse, est remplacé par la préposition Iv : Iv ^ofjLfai'a, II, 16; £'v ^dl%, II, 27; IvTTupi', XVI, 8; cf. XII, 5; XIX, 15; XIV, 2, 7, ou par otâ avec l'accusatif : IV, 11; XII, 11; XIII, 14. L'article est omis devant presque tous les noms propres, y compris 'Iriaoùç.
L'adjectif numéral eÎç, un, est employé comme adjectif indéfini : eT; àYyeAo;, XVIII, 21. '"Oôs est employé dans un sens spécial : XllI, 10, 18; XIV, 12; XVII. 9. La formule iU^r, aÙT(o, «ùtoïc;, suivie d'un nom, d'un inlinitif, do iva avec le subjonctif, revient souvent, 19 fois à partir du cli. VI. Le parfait, surtout pour les verbes ttXTi<p« et eïpr,Ka, est fréquemment employé. Plusieurs génitifs se suivent : to itoTTiptov tou oÏvou toû Oujjiov; Tïiç ôpYr.t aÙTou, XVI, 19. lIpoaxKvetv gouverne le datif quand l'objet de l'adoration est ^eôç, IV, 10; Vil, 11; XI, 10, etc., ou opdxwv, Xlll, 4. ou 6r,p(ov, XIII, 4, tandis que nous nvons Ttpoffxuvcîv xi oaiiAdvia, IX, 20;
aÙTov, XIII, 8; To 6r]piov, XIV, 9, 11; XX. 4. L'écrivain construit xaOïiaevo; èiri avec l'accusatif, IV, 2, avec le génitif, IV, 9, 10; V, 1, avec le datif, VII, 10, etc. 11 emploie toujours l'infinitif à l'aoriste, à l'exception de pXéitsiv et de (xéXXeiv qu'il construit avec l'inlinitif présent.
3. Explication de ces anomalies grammaticales. Remarquons d'abord que ces anomalies grammaticales sont moins fréquentes dans les trois premiers chapitres. On en relève cependant quelques-unes : I. 5; II, 13, 20; III, 12. Nous en avons signalé encore d'autres. On a expliqué de plusieurs façons ces anomalies. Winer * croit que plusieurs des irrégularités de construction et d'accord sont intentionnelles et que d'autres sont dues à la négligence ou à l'ignorance de l'auteur. Benson ^ a essayé de dégager les raisons pour lesquelles l'écrivain ne s'est pas conformé à l'usage. Swete ^ pense que les excentricités de langage proviennent de l'habitude qu'avait l'auteur de parler un idiome sémitique, mais surtout ont pour cause le désir du voyant de donner du mouvement et de la vie à ses visions. Bien que l'auteur de l'Apocalypse ait souvent violé les règles de la syntaxe, ce livre n'en est pas moins un écrit remarquable et qui n'a pas été surpassé, ni même égalé. Moulton * croit que l'auteur ;i écrit son livre comme l'aurait fait un paysan égyptien,
1. G rammar of Ihe New Testament Greek, p. 670, Edinburgli, 1882.