Dial.cum Tryphonr, 8t
<l'auprès de nous, rtap f,fjiiv, nommé Jean, un des apôtres du Seigneur. » Saint Irénée' nous apprend qu'à Éphèse Jean combattit Ihérésie de Cérintlie et que c'est pour la confondre qu'il écrivit son évangile. Il alfirme aussi qu'il vécut à Éphèse jusqu'au temps de Trajan*. Le canon de Muratori raconte comment Jean fut obligé de composer son livre. Enfin, Cassien et Jérôme nous redisent deux histoires de la vieillesse de l'apôtre. 11 aimait à jouer avec une colombe, et il répétait toujours à ses disciples : Petits enfants, aimez-vous les uns les autres. Polycrate', évoque d'Éphèse, dans sa lettre au pape Victor, parle de Jean, qui fut tout à la fois un témoin et un docteur, (xotpTu; xat ûiSâryxaÀo;, qui rei>osa sur la poitrine du Seigneur et qui, étant prêtre, porta le bandeau sacerdotal, to uÉTaXov. Il mourut à Ephèse. Ce témoignage est très important, car il est indépendant de celui d'Irénée, la lettre ayant été écrite sur place, vers 195. il ne peut y être question de Jean le presbytrc, car le Jean dont parle Polycrate est le dis ciplc qui reposait sur la poitrine du Seigneur. Or. il n'y avait que les apôtres au cénacle, Mt. XXVI, 20. Remarquons que cette lettre de Polycrate était une lettre publique, écrite au nom d'une communauté. Comment supposer que toute l'église d'Éphèse, y compris son évéque, qui a pu connaître Polycarpe, disciple de Jean, ait pu confondre Jean l'apôtre avec un autre personnage du même nom?