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i. Neue Fraumente ilen Papias, llcycaippus und Pierius in bisher unbekannlen E.rrerpten aut (ter Kirchenijcschichlc des Philippus Sidclcs, von DE Boun, p. 170, Leipzig, 18(»(.
probablement à Philippe de Sida. En admettant même la valeur historique de ce témoignage, nous pouvons supposer que Jean a été mis à mort par les Juifs à Ephèse. Rien ne nous oblige à croire que ce fut en Palestine. Georgios Hamartolos lui-même ne le pensait pas, puisque, un peu plus loin, il raconte, d'après Eusèbe, que Jean mourut à Ephèse. Tout se réduit donc au témoignage de Papias, lequel n'exclut pas Ephèse comme lieu de la mort de Jean, et cela d'autant plus que Papias aurait été témoin oculaire, aÙTÔTrrr,;, ce qui indiquerait plutôt Ephèse que la Palestine. On ne peut admettre d'ailleurs que Jean ait été tué à Jérusalem en même temps que son frère Jacques, puisque celui-ci fut mis à mort vers 44, et que Paul nous parle de l'apùtre Jean dans l'épîtrc aux Galates vers 53 au plus tôt. En outre, si Papias a vraiment alTirmé le martyre de Jean vers l'an 44, il est bien étonnant que ni Irénée ni Eusèbe n'en aient rien su, et n'en aient pas parlé. Eusèbe, faisant observer que Papias n'a pas été le disciple de Jean l'apôtre, aurait mentionné la mort de Jean en 44, afin de prouver que Papias n'avait pu le connaître. Donc, quelle que soit la cause de l'erreur d'attribution de ce fait à Papias, il est certain que celui-ci n'a pu mentionner le martyre de Jean en 44. Quelle importance d'ailleurs peut-on attacher à des témoins dont le plus ancien vivait au moins quatre siècles après l'événement? Il est vrai qu'ils s'appuient sur un témoignage contemporain , mais nous récusons ce témoignage.