‹ Histoire des livres du Nouveau Testament (volume 2)Chapitre 6 sur 118 · O/y. cil., pli · texte numérisé non relu

O/y. cil., pli

« Dans l'Apocalypse comme dans le IV» évangile, dit encore Réville, le Christ est appelé l'Agneau de Dieu, mais combien sont différentes la représentation qui en est faite dans les deux écrits, l'idée qui s'en dégage ^ L'agneau du premier est tout matériel, fantastique, celui du deuxième est spirituel, religieux. Dans le IV** évangile, le Christ est la vie; il la donne à qui croit en lui; il sauve qui s'unit à lui en se pénétrant de l'esprit, qu'il apporte au monde. Dans l'Apocalypse, l'agneau a une fonction en quelque sorte mécanique; il conduit les élus aux sources de la vie, VII, 17 ; il donne la couronne de vie aux disciples restés fidèles, II, 10; il leur donne à manger l'arbre de vie, II, 17 ; il n'efface pas leur nom du livre de vie, III, 5. »

Nous ne voyons ici que des manières différentes de présenter les personnages; l'un se place au point de vue concret extérieur et l'autre au point de vue abstrait intérieur.

Dans l'évangile, ajoute-t-on, les Juifs sont les ennemis et les adversaires de la vérité ; dans l'Apocalypse, le Juif est plutôt le chrétien type; c'est un nom honoré, II, 9; III, 9. L'auteur de l'Apocalypse voit une nouvelle Jérusalem, descendant des cieux, où les justes régneront éternellement; celui de l'évangile prêche une religion indépendante de Jérusalem ou de Garizim; pour lui. Dieu sera désormais adoré en esprit et eu vérité. Dans l'Apocalypse, XIX, 13, le Messie est appelé l U-y^.

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