I. Op. cit., p
phiquc et avec un caractère matérialiste juif, dont le quatrième évangcliste ne voulait rien savoir. Il est le lion « issu de la tribu de Juda, V, 5, « la racine de David » et « le rejeton de David », V, 5; XXII, 16, « l'étoile brillante du matin », XXII, 16, « le premier né d'entre les morts », I, 5, image qui peut s'accorder avec la théologie paulinienne, mais qui aurait été un blasphème dans la bouche du IV® évangéliste. » Qu'on lise le portrait du Christ céleste dans Ap. I, 12-18 et que l'on cherche un point commun entre cette notion du Christ et celle qu'enseigne le IV" évangile. « N'est-il pas évident, continue J. RévilleS que ce Christ apocalyptique n'est plus du tout le même que la Parole du IV*" évangile, que les yeux de la chair ne peuvent pas reconnaître, mais qui se révèle aux adorateurs en esprit et en vérité? Le Christ apocalyptique est « le vivant », I, 18; le Christ du IV" évangile est « la vie. »
En fait, les deux portraits du Christ sont différents sans être contradictoires ; ils sont tracés avec des traits distincts, mais qui peuvent se rapporter au même personnage. L'Apocalypse n'a pas envisagé le Christ sous le même aspect que révangilc. Ici, d'ailleurs, on a relevé uniquement les traits du Christ historique. On laisse aussi do côté toutes les caractéristiques qui, dans l'Apocalypse, sont allribué(>s au Christ, et qui concordent avec celh's du IV"" évangile. Nous aurons à les relever plus tard.