Test. Pair. Dan, 3, 10, 11. Asc. d'IS't'.e, IV
en raccourci, dont celle de saint Jean est une sorte de développement. « Que personne ne vous séduise en aucune manière, car il faut que l'apostasie soit venue d'abord, et que l'homme du péché ait été révélé, le fils delà perdition, celui qui s'oppose et qui s'élève audessus de tout ce qui s'appelle Dieu ou de ce qui est adoré, jusqu'à s'asseoir lui-même dans le temple de Dieu. Ne vous souvenez-vous pas qu'étant encore avec vous , je vous ai dit ces choses ? Et maintenant vous savez ce qui le relient pour qu'il soit révélé en son temps à lui. Car le mystère de l'iniquité agit déjà. Seulement que celui qui le retient jusqu'à présent soit écarté, et alors sera révélé l'inique que le Seigneur détruira par le souille de sa bouche et qu'il anéantira par l'apparition de son avènement. La venue de l'inique est selon l'action de Satan, avec toute puissance, avec des signes et des prodiges menteurs et avec toute séduction de l'injustice pour ceux qui se perdent, parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés. Et c'est pourquoi Dieu leur envoie une force agissante de séduction pour qu'ils croient au mensonge, alin que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité mais qui ont pris j)laisir à l'injustice soient jugés », II Thés. Il, 3-12. Cette conception de l'homme ini(}uc, 6 avojjioç, a été fournie à l'apôtre par l'Ancien Testament, mais quelques traits rappellent l'empereur Gains qui ordonna de placer sa statue dans le temple de Jérusalem, et se décerna les honneurs divins.
Saint Jean a désigné dans ses épîtres l'adversaire du ('lirist par le nom approprié, ô (îvT(/pt<jToç : « Cet esprit
est celui de l'antichrist, dont vous avez entendu dire qu'il vient, et maintenant il est déjà dans le monde »,
I Jn. IV, 3. « Celui-là est le trompeur et rantichrist »,
II In. 7. Cf. encore I Jn. II, 18, 22. La Didachè, XVI, 4, connaît aussi un séducteur du monde, ô xo(T(jL07tXavo<, qui paraîtra comme Fils de Dieu, et fera des signes et des prodiges; la terre sera livrée entre ses mains et il fera des choses iniques, qui n'étaient pas encore arrivées depuis que le temps existe.
Cette idée d'un adversaire du Christ était donc familière aux chrétiens d'Asie et nous retrouvons celuici personnifié ou généralisé sous d'autres noms dans l'Apocalypse. Tantôt, c'est la Bête qui monte de la mer, XIII, 1 ; tantôt, c'est la Bête qui monte de la terre, XIII, 11; mais celle-ci ne joue qu'un rôle subalterne. La première Béte blasphème Dieu et son tabernacle; elle combat les saints, les vainc et il lui est donné autorité sur le monde entier. Les habitants de la terre l'adorent. La seconde Béte exerçait l'autorité de la première et excitait les hommes à adorer celle-ci. La première Béte est évidemment l'empire romain, personnifié par ses empereurs. Le nombre de la Bête, est-il dit, est 666, et ce nombre est celui d'un nom d'homme. Quel est ce nom? Depuis saint Irénée et Hippolyte on s'est efforcé de résoudre cette énigme. Observons d'abord que si les plus vieux manuscrits, sB,donnentle chiffre x^ç' = 666, il en est d'autres, C, 11, moins bons, d'après Irénée ^ qui ont x'î' = 616. Irénée^ proposait