‹ Histoire des livres du Nouveau Testament (volume 3)Chapitre 129 sur 137 · Paed. II · texte numérisé non relu

Paed. II

nous verrons que, accepté en Occident, il a été rejeté des canons orientaux. D'après Eusèbe \ les uns repoussent l'Apocalypse de Jean, comme apocryphe, les autres l'admettent parmi les homologoumènes : tïiv 'ÀTTOxaXuil'iv 'Iwâvvou... '^v xive;, wç ecpyiv, dôSTOudiv, â'xepoi os lyxpivouffi Totc; ô[ji.oXoYou|X£votç. Amphiloque d'Iconium porte le même jugement : les uns acceptent l'Apocalypse de Jean, la plupart la qualifient d'apocryphe, voôov. Cependant Athana se la placedans son canon des Livres saints, et finalement les églises orientales l'ont adoptée.

S 12. — Histoire de l'interprétation de l'Apocalypse.

L'histoire de l'interprétation de l'Apocalypse commence aux premiers siècles chrétiens et se poursuit encore. Cette interprétation a subi toutes les phases de l'exégèse biblique et a été tour à tour littérale ou allégorique, eschatologique ou historique, ou l'une et l'autre; elle est, actuellement, surtout critique et documentaire.

Saint Justin, le premier, parle des mille ans que le voyant annonça pour les fidèles dans le Christ. Saint Irénée donne des symboles de l'Apocalypse une interprétation à un certain degré historique et littérale : le nombre de la Bête est peut-être le mot grec, AaTsivoç, mais plutôt TsïTav; l'empire romain sera brisé en dix royaumes et Rome réduite en cendres. Les justes régneront mille ans dans la nouvelle Jérusalem. Hippolyte

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