‹ Histoire des livres du Nouveau Testament (volume 3)Chapitre 134 sur 137 · Die Offenbarung Johannis, p. 130 et ss · texte numérisé non relu

Die Offenbarung Johannis, p. 130 et ss

on revient à la construction primitive : I, 5, tw àyaTrûvxi ïi[^.ai;. .. xai £7T0i'yiT£v... aùxw y) So?a ; cf. X, 1 ; I, 10, yfxouaa oTTi'aw U.OU cpo)vVjV jUEYotXrjV wç ffâXTTiYYOÇ XeyoÛgyii;; il faudrait au moins XeYouaav; cf. IV, 1 ; II, 18 ; X, 1; II, 20, tV yuvottxa 'leJ^âêeX 7] XsYOuffa lauTYiv TrpocpviTiv; Cf. III, 13; II, 26; III, 21, >cai ô vixôjv... SwfftoaÙTw; III, 12; tandis que la phrase est régulière dans II, 7, 17, xto vtxôivTt Stodo) auTw ; IV, 4, 5, x«i xuxXoôev sixodi Teaaapsç... xai Itti touç ôpovouç eixoffi Téaaapaç TcpscjêuTepou; ; pourquoi ce changement du nombre à l'accusatif? V, 11, 12, xai ^v ô àpi6- [Aoç aÙTWv... Xe'YOVTs;; VI. 8, xai ô xa6vi[ji.evoç iTrotvw «utou, ovopLa aÙTcTi ôavaroç, cf. IX, 11, sont des constructions dures. Voici des vices de construction : VII, 9, xa\ tSoù o/Xo; TToXuç, 8v... IffTcoTEç... TT£pi6£êX-/i[jLévouç. . . xat xpâ- Çoodiv; VIII, 9, TO Tpixov Twv XTiap-dcTCov... rà e^ovta ; XI, 1, xai ISôG/j fioi xaXajxoç... XÉyojv; cf. IX. 4; XII, 7; XIV, 6, 12, 14; XVI, 13; XVII, 4; XVII, 8. Le nominatif est placé pour l'accusatif : XX. 2, xal Expar/iUEV tov opâxovxa ô otfiçô «p/^atoç. Avec les meilleurs manuscrits nous devons lire. I, 13 ; XIV, 14, o[j,oiov uiov àvôpwirou au lieu de uîô) àvôpwTTou, qui est une correction grammaticale.

Relevons comme hébraisante la répétition du pronom démonstratif dans la phrase relative : rjv oOSs'i? Sûvaxai xXeTffai aùxTQv, VII, 2, 9 ; O'j ou -^iy^anxai xb ovofAa aOxou, XIII, 8, 12; XX, 8; les pléonasmes avec éfuou ottou, iysi lx£t, XII, 6,14; XVII, 9.

Très souvent l'Apocalypse emploie la construction ou l'accord ad sensum. Ainsi après <pwvvi on trouvera : Y) cpojvYi... XÉywv, IV, 1; cpa)VY)v pitav... Xc'yovxk, IX, 13; lY£^'ovxocptovat(x£YaXo(t... Xeyovxeç, XI, 15. Après Cwov on a

eywv, VI. 7; xà ^wa...Êv xa6' sv aÙTÔiv eytov.. . Xéyovrsç, IV, 8. Après Oïipi'ov on a xco 6ripiio8; Ej^et, XIII, 14 ; x^ù xô ÔYipi'ov ouTot, XVII, 16. Après àpvi'ov on a Idxyixtoçou ïstwç, V, tt; et à^io; XO àpvi'ov, V, 12. Après axpi'oeç il faut lire otùxoîç, IX, 3, 4, 5. Citons encore comme construction anormale : «î o6o Xu/vt'ai «î IffxwxEç pour IffxtTxrott, XI, 4; ÇuXov Çiwîi; TToiwv, XXII. 2, Comme constructions inusitées, voir encore : IV, 9; VIII, 4; IX, 3. 4; XI. 3, 4. 5; XII, 7;XVI1I, 20;XXII, 14, etc.

Comme solécismes, relevons les phrases où le nominatif est placé en apposition à d'autres cas : à-rro 'lr,(Tou Xpiffxoîî, ô (jiapTuç, ô TTtiTxoç, I. 5; xr;i; xatvvjç 'Ispou^aX-^jiji., •/) xaxa6ai'voi»<ja Ix xoîj oOpavoï, III, 12; aTcÉOavev xo xpixov xôiv xxiciji.àxo)v, Ttov ev x9) ôaXâffffY), xà l/ovxa "j/Uy^aç, VIII, 9; woe Yj uTTOixovï) Tcov ayi'wv Effxtv, oî x/jpoôvTsi; xàç IvxoXaç, XIV, 12; xoti £xpax-r,a£v xov opaxovxa,ô ocpiç ô apyatoç, XX, 2. Citons encore les accords défectueux : Ixsxsv môv, apasv (pour apceva-apoEva), XII, 3 ; xV XrjVovxoS 6uu,ou xoti Bsou xôv jjLÉyav, XIV, 19; xo -ztij^oi;... e/oiv, XXI, 14; xo (jtuaxr^piov Twv litxà àffXîpwv ou; eJosç etti xïÎi; Se^iaç [xouxa'î xà; l^xà Xuj^viaç

xàçypuaa;, I, 20. Des temps ou des modes différents, réunis par la copule xat, se suivent dans la même phrase sans qu'on voie la raison du changement : iTrs-'paçaç...

lyetç... lêâaxaaaç... xsxoiri'axei;, II, 2; eïXr/^aç xai -^xouaaç, III, 4; ib. 9; àTraxpiQv)... xa'i stprixa... xaletTtsv, VII, 13. Le futur et le passé sont indistinctement employés, XX, 7-10. Cf. V, 7; VIII, 5 ; IX, 5; XXI, 24, etc. Le participe est employé au lieu d'un temps fini, 1, 16 ; le présent passe au futur, I, 7 ou au passé, XX. 2-4. Des adjectifs ou des verbes gouvernent des cas différents de

ceux du grec classique : oOat toÙi; xaTotxotivTaç Im t^ç "^r^, VIII, 13; XII, 12; aîvEÎTSTwesôi, XIX, 5. Cf. II, 14. Relevons cette expression singulière : àizo ô wv xa\ ô riv xal

Le style de l'Apocalypse se distingue encore par diverses particularités qui, sans être d'une bonne grécité, ne violent pas cependant la grammaire : l'article ou la particule gouvernante répétés devant tous les membres d'une série : Ti eiowXa toc xpudS, x«i xà âpyopS, xa\ xàyaXxS, xa\ xà XiOiva xai xà ^uXiva, IX, 20; xoù; vixôivxaç £x xou ôripiou, xai Ix xoù etxovo; aoxoïï, xai ex xou àpi6[xou xoûovojjiaxoç aùxou, XV; cf. XVI, 13; XVII, 6, etc.

Le datif instrumental, très rare dans l'Apocalypse, est remplacé par la préposition Iv : Iv po[Acp«ia, II, 16; £v ^à%, II, 27; Iv TTupi', XVI, 8; cf. XII, 5; XIX, 15; XIV, 2, 7, ou par oià avec l'accusatif : IV, 11; XII, 11 ; XIII, 14. L'article est omis devant presque tous les noms propres, y compris 'Iv]Cfouç.

L'adjectif numéral sTç, un, est employé comme adjectif indéfini : et; â^^ùoi, XVIII, 21. ~iiôe est employé dans un sens spécial : XIII, 10, 18; XIV, 12; XVII, 9. La formule £§o6r, aùxw, auxoîç, suivie d'un nom, d'un infinitif, de l'va avec le subjonctif, revient souvent, 19 fois à partir du cli. VI. Le parfait, surtout pour les verbes sïXvicpa et £Ïpr,x«, est fréquemment employé. Plusieurs génitifs se suivent : xo iroxviptov xoîJ oïvou xoïï 6u[Aoû x^ç opfTfi aCtxoû, XVI, 19. ripodxovETv gouverne le datif quand l'objet de l'adoration est ©eo'ç, IV, 10; VII, 11; XI, 16, etc., ou opàxwv, XIll, 4, ou ôriptov, XIII, 4, tandis que nous avons Trpoaxuveîv xà Saiaovia, IX, 20;

aCiTov, XllI. 8; To er,pi'ov, XIV, 9, 11; XX. 4. L'écrivain construit xaOrjiAsvoç £7ri avec Taccusatif, IV, 2, avec le génitif, IV. 9, 10; V, 1, avec le datif, VII, 10, etc. Il emploie toujours l'infinitif à l'aoriste, à l'exception de pXÉTtîiv et de [jisXXsiv qu'il construit avec l'infinitif présent.

3. Explication de ces anomalies grammaticales. Remarquons d'abord que ces anomalies grammaticales sont moins fréquentes dans les trois premiers chapitres. On en relève cependant quelques-unes : I, 5; II, 13. 20; III. 12. Nous en avons signalé encore d'autres. On a expliqué de plusieurs façons ces anomalies. Winer * croit que plusieurs des irrégularités de construction et d'accord sont intentionnelles et que d'autres sont dues à la négligence ou à l'ignorance de l'auteur. Benson ^ a essayé de dégager les raisons pour lesquelles l'écrivain ne s'est pas conformé à l'usage. Swete ^ pense que les excentricités de langage proviennent de l'habitude qu'avait l'auteur de parler un idiome sémitique, mais surtout ont pour cause le désir du voyant de donner du mouvement et de la vie à ses visions. Bien que l'auteur de l'Apocalypse ait souvent violé les règles de la syntaxe, ce livre n'en est pas moins un écrit remarquable et qui n'a pas été, surpassé, ni même égalé. Moulton * croit que l'auteur a écrit son livre comme l'aurait fait un paysan égyptien,

1. Grammar of the New Testament Greek. p. 670, Edinburgh, 1882.

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