Opère cit., p. cxix
4. Grammar of the New Testament Greek, p. 9, Edinburgh, 1906.
assez indifférent aux règles d'accord ou de concordance des temps. Et il cite des exemples d'irrégularités analogues dans les inscriptions. L'apôtre Jean a dû écrire son livre à une date ancienne, et il a pu ensuite améliorer son grec pendant son séjour prolongé en Asie, où il ne parlait plus l'hébreu.
Jûlicher * croit à l'influence sémitique : Des phrases comme ttoiv^cw «ùtoIç t'va vj^ouaiv, III, 9, la confusion des modes, des temps, des genres, IV, 1,8, le mauvais emploi des prépositions : £it( avec xaô9i(70ai, suivi de tous les cas indistinctement; Ix et «xTro avec le passif au lieu de ôtto; l'absence du datif instrumental, remplacé par Iv, une construction qui ne fait aucun effort pour atteindre à la période grecque, et qui ne sait introduire des incidentes que par 6<; ou oTi, tout cela est le signe d'un auteur écrivant habituellement en hébreu.
II n'est pas impossible que ces diverses raisons ne soient admissibles pour expliquer la langue très particulière de l'Apocalypse. Chacune d'entre elles a pu être un des facteurs des anomalies que nous avons signalées.