Adv. Haer. ni, i
i. Adversus Marcionem, IV, 3, i.
giles écrits par les apôtres et par les hommes apostoliques, par conséquent les évangiles de Matthieu et de Jean. Ailleurs ^ , Tertullien dit à Marcion : « Si Scripturas opinioni tuae resistentes non de industria alias rejecisses, alias corrupisses, confudisset te in hac specie Evangelium Johannis, praedicans spiritum columbae corpore lapsum desedisse super Dominum ». Tertullien n'aurait pu présenter l'évangile de Jean comme une autorité à Marcion, si celui-ci ne l'avait pas connu.
Montan a dû s'inspirer du IV'' évangile lorsqu'il annonce la descente dans l'Eglise de l'Esprit qu'il appelle Paraclet, et qui a été promis pour les derniers jours, Jn. XIV, 16, 26 ^. Il prétendait être lui-même le Paraclet, car la promesse de Jésus d'envoyer le Paraclet s'était réalisée en lui.
Le IV'' évangile a été certainement connu des hérétiques de la deuxième moitié du ii* siècle, les Valentiniens, Héracléon, Ptolémée et Marcus. Dans les extraits des écrits de Tliéodote et de l'école valentinienne, qu'on attribue à Clément d'Alexandrie, on relève plusieurs citations du IV^ évangile '. Héracléon, vers 160-180, a écrit un commentaire sur saint Jean fréquemment cité par Origène. Brooker '• a donné tous les extraits des u7ro(jiv^|jiaTa d'Héracléon qui se retrouvent dans le commentaire d'Origènc sur Jean; ils sont au nombre de 48 et démontrent clairement qu'au temps d'Héracléon le
i. De carne Clirisli, III, \S.
2. Pour les textes et les références : Tillemont, Mcmoires, t. II, p. 31-432. Paris, 1701.