XVIII, XIX
Arrestation de Jésus, XVIII, 1-IA. Jésus se retira au delà du Cédron dans un jardin que Judas connais-
sait, 1,2. Celui-ci vint avec la cohorte et des gardes, 3. Jésus s'avança et leur dit : Qui cherchez-vous ? Jésus le Nazaréen, répondirent-ils. C'est moi, leur dit-il. A ce mot ils tombèrent parterre, 4-6. Ilfitla même demande et obtint la même réponse. Si c'est moi que vous cherchez, dit Jésus, laissez partir ceux-ci, 7-9. Simon Pierre coupa l'oreille du serviteur du grand-prêtre. Jésus lui dit : Remets l'épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m'a donnée, 10, 11. On lia Jésus et on le conduisit chez Anne, beau-père du grand-prètrc Caïphe, 12-14.
Reniement de Pierre et interrogatoire de Jésus, XVIII, 15-27. Par l'intervention d'un disciple Pierre entra dans la cour du grand-prêtre. Par trois fois, Pierre, interpellé par une servante et par les gardes, renia son maître, 15-18, 25-27.
Le grand-prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. J'ai toujours parlé ouvertement, répondit Jésus ; interroge ceux qui m'ont entendu, 19- 21. Un garde frappa Jésus au visage : Est-ce ainsi, ditil, que tu réponds au grand-prêtre. Si j'ai mal parlé, dit Jésus, prouve-le; si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu? 22, 23. Jésus fut envoyé à Ca'iphe, 24. (Ce verset doit être intercalé probablement à la suite du
Jésus devant Pilate, XVIII, 28-XIX, 16. Jésus fut conduit chez Pilate, qui demanda de quoi cet homme était accusé. S'il n'était pas un malfaiteur, répondirent les Juifs, nous ne te l'aurions pas livré. Jugez-le selon votre loi, dit Pilate. Il ne nous est permis de mettre pcr-
sonne à mort, répondirent-ils, 28-32. Pilale appela Jésus dans le préLoire. Tu es le roi des Juifs, dit-il. Est-ce de ton propre mouvement que tu dis cela, répondit Jésus, ou d'autres te Font-ils dit de moi? 33, 34. Pilate reprit : Les chefs t'ont livré. Qu'as-tu fait? Ma royauté n'est pas de ce monde, dit Jésus, 35, 36. Alors, reprit Pilate, tu es roi? Jésus répondit : Je suis roi et je suis venu au monde pour rendre témoignage à la vérité, 37. Qu'est-ce que la vérité? dit Pilate. Et il sortit, disant aux Juifs qu'il ne trouvait aucun crime en cet homme, 38. Il leur proposa de relâcher Jésus, suivant la coutume au temps de Pâques. Pas lui, crièrent-ils, mais Barabbas, 39, 40.
Pilate ordonna de flageller Jésus, XIX, 1. Les soldats lui mirent une couronne d'épines sur la tête, le revêtirent d'un manteau de pourpre et le saluèrent roi des Juifs, en lui donnant des soufflets, 2. 3. Pilate conduisit Jésus dehors et affirma qu'il ne trouvait en lui aucun crime, 4. Il présenta Jésus, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre, et dit : Voici l'homme. Et tous crièrent : Crucifie-le. Crucifiez-le vous-mêmes, dit Pilate, je ne lui trouve aucun crime, 5, 6. D'après notre loi, dirent les Juifs, il doit mourir, parce qu'il s'est dit Fils de Dieu, 7. Pilate, saisi de crainte, demanda à Jésus d'où il était. Celui-ci ne répondit pas. Pilate reprit : Ignores-tu que j'ai le pouvoir de te relâcher ou de te crucifier? 8-10. Jésus répondit : Tu n'aurais aucun pouvoir s'il ne t'était donné d'en haut ; celui qui m'a livré est le plus coupable, 11., Pilate cherchait à le délivrer. Mais les Juifs criaient : Si tu le relâches,
tu n'es pas l'ami de César, 12. Pilate s'assit sur le tribunal et présenta Jésus aux Juifs : Voici votre roi. Crucifie-le , dirent-ils. Crucifierai-je votre roi ? reprit Pilate. Nous n'avons pas d'autre roi que César, 13-15, Pilate leur livra Jésus, pour qu'il lût crucifié, 16.
Crucifiement de Jésus, XIX, 17-37. Jésus Fortit allant au Golgotha. Là, ils le crucifièrent au milieu de deux autres, 17, 18. Pilate écrivit une inscription ainsi conçue : Jésus le Nazaréen, le roi des Juifs, et la fit placer sur la croix, 19. Beaucoup la lurent ; elle était en hébreu, en latin et en grec, 20. Les grands-prêtres protestèrent contre la forme de l'inscription. Pilate répliqua : J'ai écrit ce qui est écrit, 21, 22. Les soldats firent quatre parts des vêtements de Jésus et tirèrent au sort la tunique qui était sans couture, accomplissant ainsi une parole de l'Écriture, 23, 24. Près de la croix était Marie et le disciple que Jésus aimait, 25, 26. Les voyant, Jésus dit à sa mère : Voilà ton fils, et au disciple : Voilà ta mère, et le disciple la prit chez lui, 26, 27. Puis, pour accomplir rÉcriture, il dit : J'ai soif. On lui porta à la bouche une éponge, imbibée de vinaigre. Jésus la prit et dit : C'est fini, et, inclinant la tête, il mourut, 28, 29. Les Juifs demandèrent à Pilate qu'on brisât les jambes aux crucifiés et qu'on les enlevât, car les corps ne devaient pas rester en croix ce jour de sabbat, 30, 31. Les soldats brisèrent les jambes aux deux autres crucifiés, et voyant que Jésus était mort ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un soldat lui perça le côté avec une lance et il en sortit du sang et de l'eau. Ainsi s'accomplit l'Écriture ; celui qui en a
été le témoin l'a attesté afin que vous croyiez, 32-37. Ensevelissement de Jésus, XIX, 38-42. Joseph d'Arimathie, sur la permission de Pilate, enleva le corps de Jésus, 38. Nicodème apporta cent livres de parfum. Ils enveloppèrent le corps dans des linges avec des parfums, suivant le mode de sépulture des Juifs, et le déposèrent dans un caveau neuf, qui était dans le jardin. 39-42.
m® PAUTIE. TRIOMPHE DE JESUS, XX-XXI, 23.
Résurrection de Jésus, XX, 1-iO. Le matin du premier jour de la semaine, Marie Madeleine alla au tombeau et vit que la pierre du tombeau était enlevée, 1. Elle courut dire à Pierre et au disciple que Jésus aimait, qu'on avait enlevé le corps du Seigneur, 2. Ils coururent au tombeau ; le disciple, arrivé le premier, se baissa, vit les linges, mais il n'entra pas, 3, 5. Pierre entra dans le sépulcre, vit les linges à terre et le suaire de la tête roulé à part, 6, 7. L'autre disciple entra et il crut, 8. Ils ne comprenaient pas encore lÉcriture qui dit qu'il doit ressusciter des morts. Les disciples retournèrent chez eux, 9, 10.
Apparition à Marie-Madeleine . XX, 11-18. Marie se tenait dehors, pleurant à coté du tombeau; elle se baissa et vit dans le tombeau deux anges assis, qui lui demandèrent pourquoi elle pleurait. Parce qu'on a enlevé mon Seigneur et que je ne sais pas où on l'a mis, 11-13. Après ces paroles elle se retoiirna et vit Jésus, mais ne le reconnut pas. Femme, qui cherches-tu? lui
dit Jésus. Croyant que c'était le jardinier, Marie répondit : Si c'est toi qui l'as enlevé, dis-moi où tu l'as mis, 14, 15. Jésus lui dit : Marie. Elle se retourna et lui dit : Rabboni. Ne me touche pas, dit Jésus; va annoncer à mes frères que je monte vers mon Père et votre Père, 16, 17. Marie alla annoncer aux disciples qu'elle avait vu le Seigneur et rapporta ce qu'il lui avait dit, 18.
Apparition aux disciples assemblés, XX, 19-31. Le soir du premier jour de la semaine, les portes étant fermées, Jésus vint dans la chambre où se trouvaient ses disciples et leur souhaita la paix, 19. Il leur montra ses mains et son côté, 20. De nouveau il leur souhaita la paix et ajouta : De même que mon Père m'a envoyé, je vous envoie, 21. Puis il soufïla, leur disant : Recevez le Saint-Esprit, les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez et retenus à ceux à qui vous les retiendrez, 22, 23. Lorsque les disciples dirent à Thomas, absent pendant cette apparition, qu'ils avaient vu le Seigneur, celui-ci déclara qu'il ne croirait pas à moins de voir et de toucher Jésus, 24, 25. Huit jours après, Jésus se plaça au milieu de ses disciples, et dit à Thomas : Mets ton doigt sur mes mains, mets ta main sur mon côté et crois. 26, 27. Thomas répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Tu as cru, parce que tu as vu : heureux ceux qui ont cru sans voir! 28, 29.
L'évangéliste conclut : Jésus a fait beaucoup d'autres miracles. Ceci a été écrit pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et que, en croyant, vous ayez la vie en son nom, 30, 31.
Nouvelle manifestation de Jésus, XXI, 1-23. Jésus se manifesta de nouveau sur la mer de Tibériade à ses disciples Simon, Thomas, Nathanaël, les fils de Zébédée et deux autres. Ils étaient venus pêcher, mais ne prirent rien cette nuit, 1-3. Le matin, Jésus était sur le rivage et les disciples ne le reconnurent pas, 4. Il leur demanda s'ils n'avaient rien à manger; sur leur réponse négative, il leur ordonna de jeter le filet. Le filet fut rempli à se rompre, 5, 6. C'estle Seigneur, dit à Pierre le disciple que Jésus aimait. Pierre se jeta à la mer ; les autres disciples vinrent avec la barque, remplie de cent cinquante gros poissons, 7-11. Jésus les invita à venir déjeuner ; il leur donna du pain et du poisson , 12-14. Jésus dit ensuite à Pierre par trois fois : Simon, m'aimes-tu plus que ceux-ci? et, sur la triple réponse affirmative de celui-ci, il lui dit : Pais mes agneaux, conduis mes brebis ? et il lui annonça sa mort future par le crucifiement, 15-19. Pierre, voyant le disciple que Jésus aimait, lui demanda ce qu'il adviendrait de celuici, 20, 21. Jésus répondit : Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, que t'importe? Suis-moi, 22. Le bruit se répandit que ce disciple ne mourrait point. Jésus n'avait pas dit cela, mais : que t'importe, si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, 23.
coNCLUsiox. XXI, 24, 25.
C'est ce même disciple, qui atteste ces choses et qui les a écrites. Nous savons que son témoignage est véridique, 24. Il y a encore d'autres choses que Jésus a
faites, si nombreuses que si on les écrivait le monde ne pourrait contenir les livres où elles seraient écrites,
S 9. — Caractères doctrinaux du IV« évangile.
Clément d'Alexandrie a qualifié le IV® évangile d'évangile spirituel, 7rveu|/aTixov, en opposition avec les autres évangiles qui montraient surtout les faits matériels de la vie de Jésus, t« aojfxaxixa. Cette parole nous avertit d'avoir à chercher dans le IV® évangile principalement des enseignements doctrinaux. Nous les relèverons tout d'abord. En conclurons-nous que les faits sont une simple enveloppe de doctrines et n'ont aucun caractère historique, ainsi que l'ont soutenu quelques critiques? C'est ce que nous aurons à examiner en parlant de la valeur historique du IV*^ évangile. Mais nous devons dès maintenant voir ce qu'il faut penser du caractère allégorique qu'on a cru découvrir dans l'ensemble de l'écrit.
1° Doctrine du IV^ évangile. Nous n'avons pas à faire une étude complète de la théologie du IV^ évangile, mais seulement à dégager et à faire ressortir ce qu'il y a de plus caractéristique dans son enseignement : Dieu le Père, le Fils, ses rapports avec son Père, le Saint- Esprit, et les rapports du fidèle avec le Fils et le Père par l'intermédiaire du Saint-Esprit. Mais ces enseigne monts, que nous présentons sous leur forme abstraite, sont donnés dans l'évangile sous une forme concrète car ils se rapportent tous à un personnage historique,
Jésus-Christ. L'évangile proclame dans le prologue l'existence du Verbe, Dieu éternel et créateur; l'incarnation du Verbe, qui a habité parmi nous, et a été Jésus-Christ, puis, dans le cours de l'écrit, il n'est parlé que de Jésus, mais il lui est attribué des qualités et des actes qui sont le propre du Verbe, Fils de Dieu. Nous avons donc ici l'exposé doctrinal de la personnalité de Jésus-Christ. Tout tend à faire ressortir sa nature, tout à la fois divine et humaine; il est éternel, venu du ciel, révélateur, possédant toute science et toute puissance. Avant d'établir ces doctrines, étudions ce que l'auteur nous apprend du Père.
1. Dieu le Père et ses rapports avec le Fils. 11 n'y a qu'un seul vrai Dieu, [xovo; (iXr,9tvb(; 0co<;, XVII, 3; Dieu est esprit, Trveujjia ô ©eôi;, IV, 24 ; il est invisible, V, 38 ; VI, 46; il est juste, XVII, 25, saint, XVII, 11; il est le Père de Jésus-Christ et le nôtre, son Dieu et le nôtre, XX, 17 ; il a la vie en lui, V, 21 ; il est toujours en actes, V, 16; il a envoyé le Fils dans le monde, III, 16, et lui a ordonné de faire ses œuvres, XIV, 31 ; XV, 10 ; XVII, 4; de parler en son nom, VIII, 26, et il a mis toutes choses en sa main, III, 19; il aime le Fils, XI, 9; il le connaît, X, 15; il aime le monde au point de donner son Fils unique pour que personne ne périsse, III, 16.
2. Le Fils et ses rapports avec son Père. Le Fils de Dieu, c'est Jésus, IX, 37; il est le Verbe de Dieu, Dieu lui-même, créateur, vie et lumière des hommes; il est devenu chair, I, 1-14; dès lors, tout oe qui est dit de Jésus ou ce que Jésus dit de lui-même se rapporte au Verbe, Fils de Dieu. 11 y a identité entre le Verbe du
prologue et Jésus-Christ. Souvent même, ce que Jésus dit de lui-même vise directement le Verbe, Fils de Dieu. Le Fils (Dieu) monogène, qui est dans le sein du Père, a fait connaître Dieu, 1, 18. Il connaît son Père qui Ta envoyé, Yll, 29. Il est dans le Père et le Père est en lui, XIV, 11 ; lui seul connaît le Père, Vï, 46; sa nourriture est de faire la volonté de son Père, IV, 34; il fait ce que fait son Père, V, 19; il ressuscite qui il veut, V, 21 ; il a la vie en lui-même, V, 26; les œuvres qu'il fait témoignent que le Père l'a envoyé, V, 36; il est venu en son nom, V, 43; il est le pain de vie, descendu du ciel, VI, 35, 38; le Père lui rend témoignage, VIII, 18; il redit les enseignements de son Père et il fait ce qui lui plaît, VIII, 28, 29; il honore son Père, VIII, 49, et son Père le gloriiie, VIII, 54; il est avant Abraham, VIII, 58; il est la lumière du monde, IX, 5. Lui, Jésus, et le Père sont un, X, 30; il est la résurrection et la vie, XI, 25 ; Jésus est le Seigneur et le maître, XIII, 14; il est la voie, la vérité et la vie, XIII, 6; Jésus est sorti du Père, XVI, 28 ; le Père est avec lui, XVI, 32. Le Fils avait la gloire auprès de son Père avant que le monde fût, XVII, 5; il a manifesté son Père à ceux qu'il lui a donnés et ils ont cru, XVII, 6-8; tout lui est commun avec son Père, XVII, 10.
Jésus est roi, mais sa royauté n'est pas de ce monde, XVIII, 36, 37. Sa connaissance des événements futurs est parfaite, II, 4; VII, 6; il sait combien de temps encore il va rester avec ses disciples, VII, 33; XII 35 ; il sait ce qui devait lui arriver après son arrestation, XVIII, 4; il prédit le reniement de Pierre,
XIII, 38; et sa propre résurrection, II, 19-22; il annonce la mort de Lazare, XI, 14. Sa puissance est infinie : le Père lui a remis toutes choses, III, 35; XIII, 35 ; il lui a donné autorité sur toute chair, XVll, 2 ; il guérit un paralytique, V,9; il multiplie des pains, VI, 11-13; il marche sur leseaux, VI, 19 ; il guérit un aveugle-né, IX, 6, 7; il ressuscite Lazare, mort depuis quatre jours, XI, 44, Enfin, l'écrivain déclare que Jésus a fait beaucoup d'autres miracles qui ne sont pas consignés dans ce livre, XX, 30. De la vie de Jésus-Christ, telle que la raconte le IV'' évangile, il ressort nettement que Jésus est Dieu. Sa vie, il la dirige comme il veut ; il est maître des événements, ce qui lui arrive il l'a voulu ; il donne sa vie, on ne la lui enlève pas, X, 18.
3. Le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit est descendu sur Jésus au moment de son baptême, I, 32. Ceux qui croient en Jésus recevront l'Esprit, VII, 39. Jésus prie le Père d'envoyer un autre Paraclet, qui demeurera éternellement dans le croyant, qui le connaît,
XIV, 16, 17. L'Esprit-Saint enseignera toutes choses aux disciples et leur répétera ce que Jésus leur a dit, XIV, 26. Le Paraclet, l'Esprit de vérité, qui procède du Père, rendra témoignage à Jésus, XV, 26; il convaincra le monde de péché, de justice, et de jugement, XVI, 8-11 ; il conduira les disciples dans la vérité, il ne parlera pas de lui-même mais dira ce qu'il aura entendu et glorifiera Jésus, XVI, 13, 14.
De ces textes il ressort que désormais l'action du
Saint-Esprit est, à un certain degré, substituée à celle de Jésus-Christ ; c'est par lui que l'action du Père et du Fils va se manifester dans le monde. Il devient le principe de vie pour le croyant et pour la société chrétienne, pour l'Eglise de Jésus-Christ.
4. Les croyants ; leur's rapports avec le Père et le Fils et le Saint-Esprit. Ceux qui reçoivent le Verbe de Dieu, Jésus, qui sont nés de Dieu, deviennent enfants de Dieu, I, 11-13. Par Jésus-Christ nous sont venues la grâce et la vérité, I, 17. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, III, 36 ; les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, IV, 23. Ceux qui auront entendu la voix du Fils de Dieu vivront, V, 25. Quiconque croit au Fils sera ressuscité au dernier jour, XI, 26. Celui qui croit en Jésus a la vie éternelle, VI, 47; celui qui mange le pain vivant, descendu du ciel, vivra éternellement, VI, 51 ; celui qui mange la chair et boit le sang du Fils de l'homme a la vie éternelle, VI, 53, 54. Personne ne peut venir à Jésus si cela ne lui est donné par le Père, VI, 65 ; celui qui croit en Jésus croit en celui qui l'a envoyé,
XII, 44. Les croyants doivent s'aimer les uns les autres,
XIII, 24. C'est par Jésus qu'ils vont au Père, XIII, 6; celui qui l'a vu a vu le Père, XIII, 9 ; le croyant est en Jésus et Jésus est en lui, XIV, 20 ; celui qui aime Jésus et garde ses commandements sera aimé du Père et de Jésus, XIV, 21 ; le Père et le Fils feront leur demeure en lui, XIV, 23. Jésus a aimé les siens, XV, 12. Les croyants ne sont pas du monde, qui les hait et les persécute, XV, 11-20; XVI, 1-4 ; ils ren-
dront témoignage au Père et au Fils, XV, 27. Le Père leur accordera tout ce qu'ils demanderont au nom de Jésus, XVI, 26; le Père les aime parce qu'ils ont aimé Jésus et qu'ils ont cru qu'il était venu de Dieu, XVI, 27. La vie éternelle consiste à connaître le Père, vrai Dieu, et celui qu'il a envoyé, Jésus-Christ, XVII. 3. Les croyants doivent être un, comme le Père et le Fils sont un, XVII, 23. Jésus envoie ses disciples et leur donne le pouvoir de remettre les péchés, XX, 21-23, Ces textes montrent bien qu'entre le croyant et le Père et le Fils il y a union. L'auteur insiste sur la vie qui est donnée au croyant par le Père en Jésus, pain de vie, VI, 33. Parle corps et le sang de Jésus le croyant a la vie éternelle et demeure en Jésus et Jésus en lui, VI, 54-56. Jésus est la lumière qui illumine le monde, I, 4, 5, 8 ; il donne la vie éternelle à ses amis, X, 28 ; il est la résurrection et la vie, XI, 25. Celui qui demeure en lui porte du fruit, XV, 5. C'est par la foi dans le Fils de Dieu que le croyant a la vie éternelle, 111, 16. L'union du croyant avec Jésus est la condition de vie pour le croyant, III, 36. La même union doit exister entre tous les croyants. Ils doivent s'aimer les uns les autres comme Jésus les a aimés, XIII, 24, et par là ils lui sont unis comme il est uni à son Père et ainsi ils sont un; il est en son Père et il est en eux et eux en lui, XIV, 20.
1" Caractère allégorique du IV'^ évangile. Si l'on en croit Loisy *, le IV"^ évangile est un écrit didactique, où