CHAPITRE IV
LA DEUXIÈME ET LA TROISIEME ÉPITRE DE SAINT JEAn'.
2 1. — Authenticité des deux épîtres.
Ces épîtres sont trop courtes pour qu'on puisse espérer en trouver de nombreuses citations dans les premiers écrits chrétiens. Nous pouvons cependant montrer qu'elles ont été connues de quelques écrivains chrétiens. Cette affirmation de Polycarpe, ad Philip. VII, 1 : nSc; Y°'P 3ç aviJi.Yi ôfjLoXoyî) 'Ir,(JOuv XpiCTOV Iv (japxi eXTjXuOévai àvTÎ/picTo'ç IcTTiv, a pu lul être suggérée par 11 Jx. 7 ou par I Jx. IV, 2, 3. Saint Irénée ^ cite textuellement les f 7, 8, 11 de la 11" épître de Jean, en les attribuant à Jean, le disciple du Seigneur. Clément d'Alexandrie a commenté la 11° épître de Jean qu'il dit écrite « aux vierges ». Origène parle d'épîtres de Jean. Dans le V^ livre de ses commentaires sur l'évangile de Jean, d'après Eusèbe ^, il aurait dit : Jean a laissé aussi une épître de quelques lignes, peut-être même une seconde
1. Harnack, Uebcr den dn'tlcn Johanneslrief, Leipzig, 1897. — B. BiîEsKY, Das VcrhuUniss des zweiten Johannesbriefes zum drillen, Munster, 1906.
Si. Adv. llaer. XVI, 3, 8.