‹ Histoire des livres du Nouveau Testament (volume 4)Chapitre 20 sur 82 · EusiuiK, llist rccl. V · texte numérisé non relu

EusiuiK, llist rccl. V

«. InÉNÉE, Adv. Huer.ni, H; i%. 4; iK, i, â.

7. MvsGENOT, Jcxus, Messic et Fils de Dieu d'après les Actes des A4)ô- 1res. Revue de l'Institut catholi'jw: de Paris, p. SSS-'VS:), l'aris, 1!)07.

terre, XVII, 22-31; 28-30; I, 4, 7; II, 33; XIV, 15; XVII, 24; à Jésus-Christ, son Fils et Notre-Seigneur, et au Saint-Esprit, comme nous allons le prouver; à lÉglise catholique, II, 21; X, 43; XVII, 5, 10, fondée par les apôtres; à la communion des saints, II, 42; XX, 32; IV, 32, dans laquelle on entre par le baptême pour la repentance et la rémission des péchés, II, 38, 41; VIII, 12, etc., à la résurrection des morts, IV, 2; XVII, 18, 32; XXlII,6-8; à la vie éternelle, 46-48.

Nous ne pouvons entrer dans le détail pour faire ressortir comment ces doctrines se déduisent des faits racontés dans les Actes et des discours qui y sont rapportés; rappelons que nous avons déjà établi que les Actes sont TÉvangile du Saint-Esprit et exposons la doctrine fondamentale de ce livre : Jésus, Messie et Fils de Dieu, Notre Sauveur.

Jésus de Nazareth est le Messie promis par les prophètes : telle est l'aflirmation de saint Pierre, dans ses divers discours : II, 22-24, 32, 36; IV, 27; III, 21; de saint Paul, IX, 22; XVIII, 5 ; XVII, 3. Ils la prouvent par le fait que les temps messianiques sont arrivés, II, 16, par les miracles que Jésus a opérés pendant sa vie, par sa mort sur la croix, par sa résurrection et sa ïéance à la droite de Dieu dans le ciel. Jésus a été un lomme approuvé de Dieu par les miracles, les pro- ^diges et les signes, que Dieu a faits par lui au milieu les Juifs, comme ils le savent eux-mêmes, II, 22 ; il a été cloué à la croix, et il est mort de la main des iniques, mais d'après un dessein voulu et la prescience de Dieu, II, 23, qui a accompli ainsi ce qu'il avait annoncé

d'avance par la bouche de tous les prophètes, à savoir que son Christ devait souffrir, 111, 18; IV, 25-29;

VIII, 28-35; XVII, 3; XXVI, 22, 23; il est ressuscité, car les prophètes avaient annoncé que le Messie ressusciterait, II, 24; Ps. XV, 8-11. Il a été élevé à la droite de Dieu, II, 32; VII, 56, et il reste au ciel jusqu'au temps du rétablissement de toutes choses, III, 21. Les apôtres sont les témoins de la résurrection do Jésus, II, 32; IlL 15; IV, 33; V, 30-32; X, 40-42; XIII, 30, 31 etc.

Jésus est le Messie, Fils de Dieu. Si les textes formels où Jésus est déclaré Fils de Dieu, ô uîo; toïï BeqZ,

IX, 20; XIII, 33, peuvent à la rigueur être interprétés d'une filiation divine au sens messianique, quoique l'alTirmation soit très nette, et si l'apôtre saint Pierre a dit seulement de Jésus qu'il était un homme autorisé de Dieu : dfvSpa àTroSsSsiYysvov otcô tou ©sovî, II, 22, le saint serviteur, Ttotlç, que Dieu a oint, IV, 27, 30, il a déclaré aussi, dans le même discours, que Dieu a fait Jésus, Seigneur et Messie, Kupiov aùrov xa\ Xpiotov £7rot'r,ffev b ©eo;, II, 36. Dans tout le livre des Actes, Jésus est appelé Seigneur, Kupio;, nom qui était celui de Dieu. Dans les Actes ce nom désigne tantôt Dieu luimôme, II, 20, 21 ; III, 20, 22, et tantôt Jésus, I, 6; II, 36; IV, 33; VII, 60; IX, 1; X, 36; VII, 59 ; XXVIII, 31. Jésus possède les qualités et les pouvoirs de Dieu. 11 est l'auteur, ipy/iyo'?, de la vie, III, 15; il est le Chef et le Sauveur, qui donne à Israël la repentance et le pardon des péchés, V, 31; XIII, 23; il a été désigné par Dieu comme juge des vivants et des morts, X, 42 ;

il fait les mômes actions que Dieu, I, 2 ; XIV, 2 ; XXVI , 17; XVIII, 10; c'est à lui qu'on se convertit, IX, 35; XI, 21. On le prie, VIT, 60. C'est en son nom que les apôtres opèrent des miracles, 111, 18; IV, 10; IX, 3G, etc.; que le baptême est donné, II, 38; VIII, 12, etc. Les chrétiens invoquent son nom, IX, 14, 21; Paul doit prêcher son nom, IX, 15, et souffrir pour son nom, IX, 16.

Jésus de Nazareth, le Messie promis, est le Sauveur. Repentez-vous, dit saint Pierre aux Juifs qui demandent ce qu'ils doivent faire, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour la rémission de vos péchés, et vous recevrez le don du Saint-Esprit, II, 38. Les conditions du salut : pardon des offenses et don du Saint-Esprit, sont donc la repentance, uetivoia, et la réception du baptême au nom de Jésus-Christ, ce qui implique la foi en celui-ci, foi par laquelle le paralytique a été guéri, III, 16, par laquelle aussi tous ceux qui la possèdent reçoivent le pardon de leurs péchés, X, 43. La foi devient même le nom de la vie nouvelle du chrétien, VI, 7; XIII, 8; XIV, 22. C'est elle qui purifie les cœurs, XV, 9; c'est par la foi en Jésus que l'on reçoit le pardon des péchés et une part parmi ceux qui se sont sanctifiés, XXVI, 18. Saint Paul résume celte doctrine dans son discours aux Juifs d'Antioche de Pisidie : Sachez donc, hommes frères, que c'est par Jésus que la rémission des péchés vous est annoncée et que c'est par lui que tous ceux qui croient sont justifiés de toutes les choses, dont vous n'avez pu être justifiés par la loi de Moïse, XIII, 38, 39.

Outre ces enseignements capitaux, on pourrait encore relever ce qui est dit dans les Actes sur l'universalité du salut, sur l'Eglise, sa constitution, ses ministres, sur l'abolition des observances mosaïques, sur les fins dernières, mais nous avons déjà parlé ou nous parlerons de ces doctrines dans le cours de notre travail.

G 9. — Valeur historique des Actes des Apôtres.

Aucun critique n'a soutenu que les Actes des Apôtres étaient un livre dépourvu de toute valeur historique; certains récits, surtout ceux que relate le journal de voyage, sont acceptés à peu près par tous comme historiques, sauf pour quelques faits, principalement les prodiges. La discussion porte sur l'ensemble du livre, sur quelques événements particuliers et sur les discours rapportés dans les Actes. C. Baur et l'école de Tubingen avaient soutenu que les faits avaient été sinon inventés dans leur entier, du moins dénaturés et arrangés dans un but de conciliation entre les disciples de Pierre et ceux de Paul ; ce point de vue a éto abandonné dans ce qu'il avait d'exagéré, mais on soutient encore aujourd'hui, Schmiedel entre autres, que les faits ont été aménagés et même défigurés dans un but tendancieux; ils sont là pour démontrer une thèse. Julicher abandonne en partie cette opinion, mais rejette la valeur historique des Actes sous prétexte qu'ils sont en opposition avec les épîtres pauliniennes. D'après Ilarnack * , la valeur historique des Actes est encore mise

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