‹ Histoire des livres du Nouveau Testament (volume 4)Chapitre 8 sur 82 · Histoire des livres du X. T., 1. 1, p · texte numérisé non relu

Histoire des livres du X. T., 1. 1, p

i, Theologische Literaturzeitung, 1908, col. 17(i.

administratives, politiques, sociales, géographiques, tant au point de vue grec que romain, de l'époque dont il parle. Qu'il fût païen d'origine, cela ressort aussi d'expressions peu exactes qu'un Juif aurait évitées en parlant du grand prêtre, du sanhédrin : IV, 6, xai "Avva; 6 àp/i6peu;; IV, 5, ly^veTO cuva^j^ôrivai «ùtwv touç dfp/ovT«ç xai Toùç irpEffêuTÉpou; xai Toùç '{p'xix[>.ixti<i ; Pierre dit, IV, 8 : ofp'^ovTEç toî; Xaou xat TipeaÇuTepoi ; V, 21, le grand prêtre réunit tÔ cuvé^piov xai Trôtaav Trjv yspouoiav tc5v uÎwv 'Iffpav-X, etc.

Que Luc ait été médecin, cela découle de l'emploi approprié qu'il fait des termes médicaux. Nous avons déjà relevé dans le IIP évangile de nombreux termes médicaux ; on les trouve encore en plus grand nombre dans les Actes et cela uniformément répandus dans touteslesparties. Nous citonsles expressions et les mots qui sont dans Luc seul, rarement dans les classiques et les Septante, mais qui sont d'usage courant chez les écrivains médicaux. Voici ceux qu'on relève dans les ch. I-XII : Trapaj^pîjiJLa Bï eaTspetoOyjcav aÙTOû stî Pacrai; xal Ta ffçuSpotj eùOÉwt; otTreTTEdav otto tiov 6co0a)>uôjv «ùtou toç XETCtSeç; ixiliû^^iv, ffxt«)Xr,xo6pcijTo<;; dans les ch. XIII-XXVIll : avaaTTjOi ln\ Toùç ïtdSaç <jou 8p6ôç ; itupeToIç xa\ SusEvTEpi'w ffuvej^ôfAEvov ; àffiToi SiaTE^EïTE, ctc. ; àffiTi'a, abstinence de nourriture, est employé, XXVI I, 21, au sens médical de manque d'appétit par suite d'abstinence ^ Remarquons encore que la description de quelques maladies trahit

i. J. R. Maoan, The àditia on St. PauVs voyage; Journal of Iheol Sludiei, vol. Yl, p. HG, Oxford, l'.Wj.

le médecin observateur. Harnack*, à la suite de liobart-, a prouvé que Luc était médecin.

Enfin, Luc était d'Antioche. Sur ce dernier point Eusèbe, saint Jérôme sonttrès catégoriques ; Harnack ' affirme que non seulement le témoignage des Actes sur ce point n'est pas opposé à la tradition, mais qu'au contraire celle-ci s'y accommode admirablement. Ramsay, cependant, croit que Luc était ce Macédonien, dont il parle au cli. XVI, 9. Mais cette origine antiochienne ne prouverait-ellâ pas l'origine sémitique de Luc? La très grande majorité des habitants d'Antioche étaient, il est vrai, de souche araméenne et parlaient le syriaque. Les Grecs cependant y étaient aussi très nombreux, et nous savons par les Actes, XI, 20, que plusieurs d'entre eux étaient chrétiens. Peut-être Luc était-il un de ces Grecs, qui se convertirent à la suite de la prédication par les fidèles chassés de Jérusalem.

Nous concluons donc que saint Luc, le médecin, le compagnon d'œuvres de saint Paul, a (Hé ruuteur du III* évangile et des Actes.

S 3. — But de l'auteur des Actes.

Les critiques ne s'accordent pas sur le but que s'est proposé saint Luc en écrivant son livre ; ils pensent tous, cependant, qu'il n'a pas voulu seulement raconter les faits, mais qu'il les a choisis et disposés

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