Die Worte Jesu, p
Quant aux témoignages des écrivains ecclésiasti* ques, ils aboutissent tous à affirmer que Matthieu écrivit ISpatôt $i«X^Ti{>, ivatpic»! yXioaavi. Or, nous avons vu que la langue des Juifs de ce temps était Taraméen et que, dans le Nouveau Testament, parler ISpaîori voulait dire parler araméen.
Que Matthieu ait écrit les Logia en araméen, cela ressort encore du témoignage d'Eusèbe. D'après cet écrivain, les apôtres avaient été élevés dans la langue syriaque, tri Supcov Ivtpa^évteç fxovïj ^ouv^ ^ ; citant les paroles araméennes de Jésus sur la croix^ il dit que Matthieu a donné ^ l€p«ïx^ XiÇtç'; par conséquent, lorsqu'il parle de la iraxptw ykwsrri de Matthieu, il a en vue l'araméen. Enfin, le texte d'Eusèbe déjà cité prouve clairement que Matthieu écrivit en araméen : « Matthieu, qui avait d'abord prêché aux Hébreux, lorsqu'il dut aller à d'autres peuples, laissa à ses compatriotes un évangile écrit dans leur langue maternelle, afin de compenser par cet écrit la perte de sa présence'. » Cet évangile était donc la reproduction de la prédication de Matthieu. Or, celle-ci était en araméen.
On a essayé, Wellhausen, Nestlé, de prouver par l'examen de quelques expressions difficiles des évangiles qu'à leur base existaient des termes araméens, et que ceux-ci seulement en donnaient l'explication. Dalman a discuté tous ces exemples et a établi que la démonstration était insuffisante; tous les sémitismes peuvent provenir de la source orale primitive. De plus, comme il a fait la même preuve pour un original hébreu, il en résulte que, par l'examen philologique, il est impossible de déterminer la langue dans laquelle
i. Dém. év, m, rn, 10.