‹ Histoire des livres du Nouveau TestamentChapitre 17 sur 99 · ProU in Matth^ — Epist. ad Damoêum, XX · texte numérisé non relu

ProU in Matth^ — Epist. ad Damoêum, XX

6, The hettrew New Testament, Leipzig, 1883, p. 30.

ment développée par Resch^ Il fait d'abord observer qu'on ne peut aboutir à des conclusions certaines, car il sera toujours difficile de dire si telle expression sup» pose un original hébreu ou un araméen, à cause de la proche parenté des deux langues. Dalman*a discuté les principaux passages où Resch croit qu'il est nécessaire de se référer à un original hébreu pour expliquer les variantes de traductions d'un même terme, que présentent les synoptiques, et il soutient qu'il n'en est aucun qui postule nécessairement un original hébreu; elles peuvent, tout aussi bien, et quelquefois mieux, s'expliquer par un original araméen ou par les variations de la tradition orale ou, ajouterons-nous, par l'action personnelle de l'écrivain. Il y aurait lieu aussi de ne pas oublier que certaines tournures qu'on qualifie d'hébraïsmes se retrouvent dans le grec de la conversation.

2. Saint Matthieu a écrit les Logia en araméen. Cette opinion a été principalement soutenue en ces derniers temps par Marshall ^ et par Dalman *. L'apôtre Matthieu a dû écrire sa catéchèse pour servir à l'enseignement populaire ; c'est ce qu'affirment les écrivains que nous avons cités. Or, le peuple juif, à cette époque, parlait araméen et comprenait si peu l'hébreu qu'à la synagogue on traduisait en araméen le texte hébreu de l'Ancien Testament. Pour être compris de ses lecteurs, Matthieu a dû écrire en araméen, reproduisant ainsi la catéchèse primitive, qui était dans cette langue. On ne voit pas pourquoi et pour qui il se serait donné la peine de la traduire en hébreu.

1. Aussercanonische Paralleltexte zu den Evangelien, Leipzig, 1893, p. 83.

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