ScHOLTEN, Dos âllesle Evangelium, Elberfeld
Did, XVII, 7,8; Mt |XXIV, 30 = Or, sibyl. 36,90; Mr XXIV 31 = IV« EsDR. XVI, 39-49; Enoch, 27. Il serait possible de relever encore avec les apocalypses contemporaines de Jésus-Christ d'autres points de contact. Que devons-nous en conclure?
Remarquons tout d'abord que, puisque presque toutes les idées principales du discours de Notre- Seigneur se retrouvent dans les anciens prophètes, c'est donc à eux qu'il faut faire remonter cet enseignement apocalyptique. De plus, que des idées et des images identiques reparaissent dans toutes les apocalypses de l'époque, cela s'explique par l'existence d'une tradition apocalyptique juive qui remonte à Daniel et peut-être vient de beaucoup plus haut, et dont nous relevons les traces en plusieurs écrits. Jésus a pu emprunter les idées et les images de son enseignement eschatologique aux prophètes et à la tradition populaire du temps, tout en les adaptant à ses doctrines propres. Que les autres, Enoch, Esdras, aient puisé aux mêmes sources, c'est probable, quoiqu'il soit possible qu'Esdras, au moins, ait connu l'apocalypse évangélique.
Modifications de lli3rpothèse des deux documents.
Signalons rapidement les diverses modifications que les critiques récents ont apportées à l'hypothèse des deux documents, Marc et Logia.
H. Holtzmann maintient l'hypothèse de deux documents sources, Marc et les Logia, mais il varie dans les conclusions de détail. De 1863 ^ à 1878 * il admettait, 1** un Marc primitif semblable au Marc canonique, mais plus court, lequel fut la source de notre Marc et une des sources de Matthieu, Luc; 2° un recueil de dis-