CHUTE DE LA DYNASTIE DE DAVID, ET CAPTIVITÉ DE SOIXANTE-DIX ANS
Le moment où le puissant Empire d’Assyrie devait s’écrouler était arrivé: Sennacherib, repoussé des frontières de l'Égypte, avait vu sa puissante armée succomber presque tout entière sous les murs de Jérusalem. Désespéré, affolé de terreur, il avait regagné sa capitale, avec ce qui lui restait de soldats vivants.
Bien peu de temps après son retour à Ninive, il périssait assassiné par ses fils Adramélekh et Sarasar, que la nation bannit, en punition de leur parricide. Ce fut Assdrachoddas (Asarhaddon) qui succéda à Sennacherib".
Ézéchias occupait le trône de Juda depuis l’an 727 avant J.-C. La délivrance miraculeuse de Jérusalem exalta ses sentiments
1. En 712 avant J.-C.—Ant. Jud. X, t. 5. — Isaïe, XXX VII, v. 36. « L'ange de » Jéhovah sortit et tua au camp d’Assour 185,000 hommes ; et quand le matin on » se leva, c'étaient tous des corps morts. 31. Sennachérib, roi d'Assour, s’en alla ; » il s’en retourna et s’arrêta à Ninive, 38. Il arriva, comme il était prosterné dans » le temple de Nisroch, son Dieu, qu'Adramélekh et Sarasar, ses fils, le tuèrent par » le glaive et s’enfuirent au pays d’Ararat ; et Asarhaddon, son fils, régna en sa » place. » — Ces trois versets se retrouvent textuellement au IIe livre des Rois XIX, v, 35 à 37. — Chroniques, Il, XXXII, v. 1 à 22.
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de reconnaissance envers Jéhovah, auquel il rendit, avec tout son peuple, les plus splendides actions de grâces. Il venait à peine de donner un exemple de piété bien rare, il faut le dire, parmi les princes issus de David, lorsqu'il tomba si gravement malade que tout le monde, ses médecins, comme ses amis et ses proches, désespérèrent de sa guérison. Lui-même ne se faisait plus aucune illusion, et il sentait venir la mort, avec
‘d'autant plus d’angoisses, qu'il ne laissait pas d’enfant après
lui, pas d’héritier légitime de sa couronne. Du fond de son
1 supplia le Très-Haut de l’épargner, si peu que ce fût, mais au moins assez de temps pour qu’il pût connaître les joies de la paternité. Dieu eut pitié de lui, parce qu’il ne demandait que la grâce d’avoir un fils qui pût lui succéder, et ce fut le prophète Isaïe qui vint, de la part de Jéhovah, annoncer à Ézéchias qu'il serait guéri dans trois Jours : qu'il vivrait quinze années encore, et qu'il engendrerait des fils. Le roi, plus ému que confiant, supplia Isaïe de lui donner un signe de sa mission divine.—« Lequel veux-tu? répondit le prophète.— Vois; le soleil projette l'ombre sur la dixième marche du palais; que cette ombre rétrograde pour revenir ensuite au même point, et je croirai en tes paroles.» — Le prophète pria, le miracle demandé s’accomplit, et la convalescence du roi commença sur l'heure. La première pensée d'Ézéchias fut de monter au temple, pour rendre à Dieu de solennelles actions de grâces ‘.
A cette même époque, le trône de Babylone était occupé par Baladas (Mérodak-Baladan), qui envoya une ambassade à Ézéchias, pour lui offrir son alliance et son amitié. Le roi de Juda, heureux de ces ouvertures inespérées, ne se contenta pas de les accepter, maïs il combla des plus grands honneurs les envoyés Babyloniens, auxquels il fit voir avec ostentation tous ses joyaux et toutes ses richesses, avant de les congédier.
1. En 713 av. J.-C, — A. J. X, Il, I. — Isaïe, XXX VIII, v. 4 à 8. — Rois, II, XX, v. 1 à 2. — Dans les Chroniques II, XXXII, v. 24 à 26, il est dit que la reconnaissance d'Ézéchias fut loin d'être aussi spontanée el aussi complète.
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A peine étaient-ils partis qu’Isaie reparut devant le roi. — « Quels sont les hommes qui viennent de s'éloigner? dit-il. — Des ambassadeurs du roi de Babylone, auxquels j'ai montré tout ce que je possédais, afin qu’ils pûssent dire à leur maître quelle est ma puissance. — Eh bien ! répondit le prophète, sache que le moment est proche où {outes ces richesses dont tu es si fier, seront emportées à Babylone, où les fils nés de ton sang seront mutilés, et deviendront des.eunuques au service du roi de Babylone. Voilà ce que Dieu a décidé. »
Ézéchias épouvanté supplia le prophète d’intercéder our son peuple, et comme il savait que les décrets de Dieu sont immuables, il se contenta de demander que ces événements ne s’accomplissent pas de son vivant !.
4. En 713 av. J.-C. — A. J. X, II, 2. Isaïe, XXXIX, v. 1! à 8. — Rois, II, XX, v. 12 à 19. — Chroniques, Il. XXXII, v. 31. L'historien Josèphe auquel nous venons d'emprunter le récit qui précède, y ajoute les réflexions suivantes :
« Ce prophète (Isaïe) qui se sentait inspiré de Dieu, et qui savait qu'il ne prédisait » que des vérités, a pris le soin de consigner par écrit toutes ces prophéties et de » les léguer ainsi à la postérité, pour que celle-ci pût en vérifier le rigoureux » accomplissement. Il n’est pas le seul, du reste, qui ait pris cette précaution, douze » autres prophètes ont imité son exemple, et tout ce qui nous est arrivé d'heureux » ou de malheureux, est exactement arrivé comme ils l'avaient prédit (A. J, X, » II, 2). »
Ainsi, Flavius Josèphe, le prêtre Juif, traître à sa patrie, Flavius Josèphe qui vivait au milieu des Romains, lorsqu'il écrivit ses Antiquités judaïques, sous la protection toute-puissante de Vespasien, et de ses deux fils, Titus et Domitien qui sans aucun doute ne tenaient guère le Judaïsme en honneur, Flavius Josèphe, au contact de la société païenne qu'il devait éviter de froisser, écrit sans hésiter ce qu'il pense de l'authenticité des prophéties invoquées par lui. Il sait bien que parmi ses innombrables lecteurs, tout païens qu’ils sont, il ne s’en trouve pas un seul qui osera révoquer en doute, non pas l'existence des prophètes et de leurs écrits, mais bien la valeur même de ces écrits, en tant que prédictions d'inspiratioms divine ; toutes ses assertions sur les Prophètes sont donc accueillies et respectées.#."Et voilà que dix-huit cents ans plus tard, nos contemporains pour qui la tradition de père en fils est morte, s'évertuent à qui mieux mieux à taxer d’imposture tout ce que contiennent les écrits de ces mêmes Prophètes. Pour en venir à leurs fins, tous les moyens sont bons ; tantôt ils dédoublent les personnages ; tantôt des découvertes de la science moderne ils font litière, quand elles leur paraissent gênantes. Ainsi par exemple, le déchiffrement des écritures égyptienne et assyrienne apporte-t-il des vérifications inattendues des assertions bibliques, ils proclament ce déchiffrement plus que douteux! Ah! Messieurs les négateurs, osez donc vous hasarder à
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Lorsque les quinze années de vie promises à Ézéchias furent accomplies (698 av. J.-C.), ce prince mourut âgé de 54 ans, et après une règne de 29 années. Il jaissait pour successeur au trône son fils Manassès qui était né d’Akhiba, femme de Jérusalem. Le nouveau roi, bien loin d'imiter son père, poussa l'impiété plus loin encore que ses prédécesseurs, et souilla le temple et la Judée entière de ses profanations. Quiconque se montrait fidèle au culte de Jéhovah, était poursuivi avec rage et mis à mort. Les avertissements des prophètes eurent beau se multiplier ; leurs paroles ne furent pas écoutées ; mais le châtiment ne se fit pas attendre !.
L'armée du roi de Babylone et de Chaldée envahit et ravagea les états de Manassès qui tomba par surprise entre les mains de
fournir la moindre justification de vos doutes! Vous avez beau jeu, certes, car les preuves de ces déchiffrements, on les a généreusement mises à la portée de tous les esprits. Hé! bien! prenez-les corps à corps, démontrez qu’elles ne sont pas logiques, rigoureuses, mathématiques même, et alors, seulement alors, vous aurez le droit de garder votre ton de persifilage et de dédain; jusqu’à ce que vous ayez prouvé à votre tour, logiquement, rigoureusement, mathématiquement, que vous êtes dans le vrai, soyez moins superbes, s’il vous plait ! |
Il ne suffit plus, en effet, de nier, du haut de son orgueil paresseux, les découvertes d'autrui, parce qu'elles sont longues à étudier, ou qu’elles embarrassent les idées préconçues ; on exige autre chose aujourd’hui; car si l’on a toujours de la prédilection pour les esprits négateurs, on entend désormais que ceux-ci justifient quelque peu leur droit de nier. Allons donc ! à l’œuvre ! s’il a été possible de faire croire à la réalité des découvertes que vous déclarez fausses, combien il vous sera plus facile d’en démontrer la fausseté ! Essayez donc, et ne vous bornez plus à émettre des doutes que vous ne ressentez pas peut-être ! Toutefois notez bien ceci : Je vous défie de démolir, quelque ardeur que vous y mettiez, le noble édifice de ces découvertes qui honorent l’esprit humain. Tant que vous les jugerez sur l'étiquette exclusivement, vous serez peut-être à l’aise ; mais si vous avez l'honnêteté élémentaire d'y regarder de plus près, je vous le déclare à l’avance, vous sentirez vos doutes offensants fondre comme la neige au soleil. Mais aurez-vous le courage et la loyauté nécessaires pour aborder des études dont pourtant les longueurs vous sont épargnées par ceux que vous dénigrez à tout hasard? Là est toute la question. Il est si commode pour certains esprits de s’affranchir d’un travail sérieux, et ne s’en tenir aux appréciations de ce qu’ils appellent la raison ! et puis il est si dur de faire
amende honorable, et de désavouer hautement les erreurs les plus monstrueuses, dès qu'on les a commises !
1. A. J, X, II, L. — Josèphe nomme Akhiba la mère de Manassès, Son vrai nom était Hafsi-Beha. Roïs IT, XXI, v. 4 à 8.
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l'ennemi, et se “P menacé du dernier supplice. Le malheur ouvrit enfin les yeux à ce prince qui comprit qu'il ne devait ses propres revers qu’à sa perversité, et il revint à Dieu qu'il n’implora pas en vain, dans sa détresse. Son. repentir désarma la colère de Jéhovah et Manassès, rendu à la liberté par son vainqueur, rentra dans sa capitale *. à
Son premier soin fut de purifier le temple et de relever l’autel des holocautes, en édictant des peines sévères contre quiconque se détournerait de la loi de Moïse.
Puis, instruit par la triste expérience qu’il avait subie, il songea à rendre Jérusalem plus facile à défendre. Ses murailles furent donc relevées et un mur nouveau, couvrant le quartier d’Ophel, fut ajouté à l'enceinte primitive ?.
Des tours d’une grande hauteur furent réparties sur l’enceinte militaire, et les forteresses extérieures furent abondamment munies de tout ce qui pouvait les mettre en parfait état de défense *.
Jusqu'à la fin de sa vie Manassès resta fidèle au culte du vrai Dieu, et il mourut en paix en 643 av. J.-C. à l’âge de 67 ans, dont il avait passé 55 sur le trône. La sépulture ne lui fut pas donnée dans l’hypogée royale, et il fut enterré dans ses jardins (év rot atoÿ rapadeloou.). Il laissait un fils nommé Amos ou Ammon, né de la reine Émalsema qui était originaire de
4. En 671 av. J.-C. Dans les Chroniques I. LXXXIII, v. 11 à 13, il est dit très explicitement que Manassès prisonnier fut emmené à Babylone.
2. Chroniques II, XXXIII, v. 14. Cette muraille d’Ophel existe encore en partie et ses assises inférieures restées en place, sont et seront toujours un objet d'admiration pour le voyageur émerveillé de l’immensité des blocs qui les constituent.
3. Sans aucun doute la construction antique et d'appareil purement judaïque sur laquelle est aujourd’hui placée la porte moderne de Damas, nommée communément Bab-el-Aamoud, nous représente une de ces forteresses dont parle Josèphe.
Les autres étaient vraisemblablement les tours Meah et Hananéël, dont il si fréquemment question dans l’Écriture Sainte. Les emplacements de celles-ci ne sont certes pas difficiles à retrouver, car l’une existe encore en partie à l'angle nord-est du Haram-ech-Chérif, et l’autre est devenue Baris, nommée plus tard Antonia.
la ville de labata; ce prince prit immédiatement la couronne *.
Ammon, bien loin de suivre les derniers exemples donnés par son père, prit à tâche d’imiter les vices et les cruautés de ses s années. Aussi une conspiration ourdie par les fami-
pala s, ne tarda-t-elle pas à lui apporter le châtiment qu'il s’évertuait à mériter. Après deux ans de règne (643 à 641 av: J.-C.), il mourut assassiné, à l’âge de 24 ans. Le peuple néanmoins, extermina ses meurtriers et donna la sépulture à son corps, à côté de celui de son père, c’est-à-dire loin du sépulcre royal. |
Josias, fils et successeur d’Ammon, n’avait que 8 ans lorsqu'il monta sur le trône de Juda (en 641 av. J.-C.) Sa mère nommée ladis, était originaire de la ville nommée Boscethi? (Bosyct).
Josias se montra dès l’âge le plus tendre le digne rejeton de David. Tout entier à la religion, il poursuivit sans relâche l’idolâtrie qui avait envahi Jérusalem, et pour y parvenir plus sûrement, il s’entoura, avec une prédilection qui ne se démentit jamais, des conseils des docteurs les plus vénérés de la nation Bientôt le culte mosaïque reprit tout son éclat, et le temple de Jéhovah fut somptueusement réparé, sous la direction d’Amasias (Mâasiah) gouverneur de Jérusalem, de Saphan le Grammate, de Joatès (Joas) le chancelier, et d'Éliacias, le grand-prôêtre 5.
Ce fut à l’aide de contributions pieuses et de dons volontaires que ces importants travaux purent être entrepris et menés à bonne fin.
Dans la 18° année du règne de Josias (623 av. J.-C.) le grandprêtre Éliacias reçut l’ordre d'utiliser tout ce qui restait de mé-
1. A. J. X, IT, 2. — Rois Il, XXI, v. 18. Le jardin où fut enterré Manassès est appelé ici le jardin d’Ouza. Au verset suivant nous trouvons le véritable nom de la mère d'Ammon: c'était Meschulamah fille de Harous de Iothbah. Dans les Chroniques IT, XXXIII, nous lisons : v. 20. « Manassès se coucha auprès de ses ancêtres et il fut enterré dans sa maison... » (Cfr. — Chron. II, XXXIII, v.1217à 25)"
. À. J. X, IV, I. — Rois II, XXII, v. 10 à 26. Ici le nom de sa mère est Iedidah file d'Adaïah, de Boskath.
8. A.J.X, IV, L. — Rois, LI, XXII, v. 1 à 7. — Chron. II, XXXIV, v. 8.
taux précieux disponibles, provenant de la contribution religieuse et du trésor du temple, pour reconstituer le mobilier sacré, en cratères, patères et phiales d’or et d'argent. En vidant les caisses du temple, le grand-prêtre retrouva les :
# aints livres de Moïse, qu'il s’'empressa de mettre entre les mains de Saphan le Grammate.
Celui-ci, après les avoir parcourus, vint annoncer au roi que ses ordres étaient exécutés, et il lui donna lecture des livres de Moïse, qu'on venait de découvrir. Le roi, profondément ému, déchira sa robe, réunit sur-le-champ le souverain pontife, le grammate et les plus intimes de ses amis, et les envoya auprès de la prophétesse Houlda !, femme de Selloum, qui était un homme de la plus haute naissance, afin de la supplier d’intervenir sauprès de Jéhovah, pour qu’il se montrât propice à la nation. Il était à craindre en effet que les infractions commises contre les lois mosaïques, n’eûssent irrité le Tout-Puissant, au point de lui faire décréter l’exil des Juifs, et leur fin misérable au milieu des nations étrangères. Après avoir écouté les messasers de Josias, la prophétesse les renvoya auprès du roi, avec ordre de lui annoncer que la sentence de Dieu était prononcée, et que désormais nulle prière ne pourrait la faire révoquer ; que le peuple juif était condamné, qu’il serait emmené en exil et dépouillé de tout ce qu’il possédait, parce qu’il avait violé la loi sacrée pendant de longues années, sans jamais manifester le moindre repentir, et cela malgré les avertissements sévères et souvent renouvelés des prophètes ; qu’enfin, par miséricorde
1. Houlda, ñn79n, ’O)ôé jouit toujours parmi les Juifs d’une grande renommée. Pour eux une des portes, aujourd’hui condamnées, situées au sud de Haram-ech- Cherif, porte le nom de la prophétesse, et ils admettent la présence de son tombeau dans le caveau sépulcral qui existe au-dessous de l'Église de l’Ascension, sur le mont des Oliviers; ce caveau contient en effet un sarcophage probablement chrétien, accompagné d’une inscription encastrée dans la muraille, et ainsi conçue :
OAPYH AOMETIAA OYAEIEZ AGANATOYZ « Sois en paix, Dométila; personne n’est immortel, »
Quelle est cette Dométila? Nous l’ignorons.
pour lui seul, qui s'était conduit en roi juste, l’exécution de l'arrêt divin resterait suspendue jusqu’au moment où il aurait cessé de vivre !.
Josias, lorsqu'il eût entendu la réponse de Houida, envoya dans le pays entier des émissaires chargés d'appeler immédiatement à Jérusalem tous les prêtres et tous les lévites, sans distinction d'âge. Dès qu'ils furent réunis, le roi leur lut d’abord les livres saints, et leur fit jurer ensuite de se montrer désormais fidèles observateurs de la loi de Moïse. Tous firent le serment exigé, et procédèrent aux sacrifices d’expiation par lesquels ils espéraient calmer le ressentiment de Jéhovah. Josias donna en outre au souverain pontife l’ordre de rassembler tous les vases et autres ustensiles qui avaient pu servir au culte des idoles. Ils furent immédiatement détruits par le feu et leurs cendres jetées au vent. Quant aux ministres des faux dieux, qui n'étaient pas de la lignée d’Aaron, tous furent mis à mort *.
Une fois la capitale purifiée, le roi Josias parcourant les provinces, détruisit de fond en comble tous les édifices consacrés jadis par l’impiété de Jéroboam, et les ossements des faux prophètes de l’idolâtrie furent brûlés sur l’autel même que Jéroboam avait fait construire à Beit-El « où nous savons, ajoute » Josèphe, qu'au moment où Jéroboam célébrait un sacrifice » sur cet autel, en présence du peuple, un prophète nommé » Achias s’approcha de lui et lui prédit qu’un roi du sang de » David, et nommé Josias, exécuterait tous les actes que nous » venons de raconter. Cette prédiction s’accomplit de point en » point, après un intervalle de 361 ans ?. »
Josias ne se contenta pas de presser ses propres sujets de revenir au culte de Jéhovah ; mais il s’efforçca même de convertir ceux des [sraélites qui n'avaient pas été emmenés en captivité
1. A. J, X. IV, 2. — Rois II, XXII, v. 8 à 20. — Chron. II, XXXIV, v. 14 à 28.
2. À. J. X, IV, 3. — Rois II, XX, III, v. 4 à 23. — Chron. 11, XXXIV, v. 29 à 38; XXXV, v. 1à 19.