av. J.-C
2, Ce fait, rapporté par Josèphe, parait controuvé. Qu'était-ce en effet que cette Laodicé, reine des Galaadites ? Personne ne saurait le dire.
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la Cilicie ; quant aux Syriens qu’il détestait, il n’en voulut jamais admettre dans sa garde.
Alexandre Jannée subjugua les Moabites, et les Galaadites qui sont de race arabe, etles soumit au tribut. Puis il rasa la place d'Amathus? sans que le tyran Théodore, fils de Zénon Cotylas, osât tenter de l’en émpêcher!.
Il fitrensuite une désastreuse campagne contre Obodas, Roi des Arabes. S’étant en effet laissé entraîner dans une embuscade qui lui était tendue dans des lieux âpres et difficiles, il se vit rejeté au fond d’une vallée abrupte et sauvage, sous le choc d’une multitude de chameaux, etil eut grand’peine à échapper à ce danger. Cela se passait près de Gadara, dans le pays de Galaad (Gadara c’est aujourd’hui Omm-Keis, qui se trouve sur la rive orientale du Jourdain, à peu près vis-à-vis de Beysan). S'étant tiré de ce mauvais pas, Alexandre Jannée rentra à Jérusalem, où il trouva le peuple exaspéré contre lui, à cause de cette triste défaite. De là naquit une guerre civile qui dura six ans, et dans laquelle il ne périt pas moins de cinquante mille Juifs. Tout ce que le Roi tenta pour calmer l'irritation de ses sujets fut inutile ; plus il avait sévi contre les révoltés, plus la haine contre lui avait grandi. Il finit par demander ce qu’il fallait qu’il fit, pour calmer ces colères : Mourir, lui fut-il répondu par la multitude, qui alla jusqu’à implorer l'assistance de Démétrius Eucærus contre son malheureux souverain?. |
Démétrius, heureux de recevoir une semblable proposition,
partit aussitôt à la tête ‘d’une armée que vinrent rejoindre une foule de transfuges, et il alla camper à Sichem.
Alexandre, à la tête de 6,200 mercenaires, auxquels s'étaient joints une vingtaine de mille Juifs qui ne l’avaient pas abandonné, accourut au-devant de Démétrius, dont les forces se composaient de 3,000 cavaliers et 40,000 fantassins. Lorsque les deux armées furent à proximité l’une de l’autre, ceux qui en faisaient