A,.J. XIIT. XVI. 2 — B. J.I. V
AJ. XITL, XV. 1.3 — BJ PV, 3; (1Lav. J.-C.)
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lorsque arrivèrent auprès de lui des ambassadeurs d’Alexandra,
porteurs de présents somptueux. C'était Cléopâtre Séléné, qui
était alors sur le trône de Syrie, qui avait poussé la population à refuser l'entrée de leur ville à l’envahisseur. Les ambassadeurs juifs supplièrent Tigranes de renoncer à tout fâcheux dessein con-
tre leur Reine et leurs compatriotes. Celui-ci les remercia de ce
qu'ils étaient venus d'avance lui rendre hommage, et leur donna de bonnes espérances. Ptolémaiïs était prise, lorsque Tigranes apprit que Lucullus, qui avait poursuivi Mithridate, n'avait pu l’at-
teindre, parce qu'il s'était réfugié en Ibérie, et se dédommageait
de son insuccès en ravageant l'Arménie. Tigranes vola aussitôt à la défense son pays‘.
Peu de temps après, Alexandra tomba gravement malade; Aristobule, croyant l’occasion favorable pour s'emparer de la couronne, s’échappa nuitamment de Jérusalem, accompagné d’un seul serviteur, et courut en hâte aux places fortes dans lesquelles se trouvaient les amis de son père. Depuis longtemps, nous l’avons déjà dit, il blâmait ouvertement les actes de sa mère, et il craignait bien plus encore qu’elle une fois morte, toute la famille de celle-ci ne restât au pouvoir des Pharisiens. Ce qui lui donnait cette appréhension, c’était surtout l'incapacité de son frère, qui devait, comme aîné, monter sur le trône. Il n'avait fait part de ses projets qu'à sa femme, qu’il laissa à Jérusalem avec ses enfants. Ce fut d’abord à Agaba, où commandait Gabæstus, l’un des grands subissant cette espèce d’exil, qu'il se rendit; il fut reçu à bras ouverts.
Dès que le jour fut venu, la reine fut instruite de la fuite d’Aristobule, et elle refusa longtemps de croire qu’il s'était éloigné avec le projet de tenter une révolution; mais tant d'avis lui arrivèrent coup sur coup, pour lui annoncer qu'il avait occupé une place forte, puis deux, puis toutes (car il réussissait partout), qu’une inquiétude extrême s’empara d'elle,
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Li LA DYNASTIE ASMÔNÉENNE. 317
comme du peuple entier. Tous en effet, et Hyrean à leur tête, jugeaient bien prochain le* moment où Aristobule, déjà Roi de fait, serait le maître absolu de l'État, et tremblaient d’avoir
à subir le châtiment qu'il ne manquerait pas de leur infliger, pour leur payer tout le mal qu'ils avaient fait à sa famille. La Reine et le peuple prirent le parti de s'emparer de la femme et des enfants d’Aristobule, et de les incarcérer comme otages dans la forteresse qui dominait le temple au nord, c'està-dire dans Baris'.
Les progrès d'Aristobule étaient immenses, et déjà il agissait en Roi. En quinze jours, il avait occupé 22 forteresses, et une armée considérable, fournie par le Liban, par la Trachonite et par les monarques voisins, s'était rassemblée autour de lui.
La victoire dit-on est toujours du côté des gros bataillons, mais beaucoup d'hommes sont disposés à faire comme la victoire; ainsi beaucoup des adhérents d’Aristobule espéraient que l'ayant servi quand la fortune lui était peu favorable, ils ne üreraient pas un moindre profit de son élévation au trône, puisqu'ils y auraient contribué.
Parmi les Juifs, à Jérusalem, les anciens et le pontife Hyrcan se présentèrent devant la Reine, pour lui demander conseil dans ces pressantes conjonctures. Aristobule, lui dirent-ils, déjà maître de tant de poinis importants, était bien près de devenir maître de tout le reste ; dans ces circonstances, il ne pouvait leur convenir de rien décider sans la consulter, toute malade qu’elle fût. Le danger était imminent ; il était presque aux portes de la capitale. Alexandra leur répondit de faire ce qu'ils voudraient : qu'il leur restait de grandes ressources, une nation vigoureuse, et l'armée, et l'argent du fisc; toutes choses dont ils pouvaient disposer à leur guise ; que, quant à elle, elle n'avait plus de souci des affaires de l’État, lorsque les forces et la vie l’abandonnaient®.
4. À. J. XIII. XVI. 5. — B.J,I. V. 4. (10 av. J.-C.). 9, A. J. XIII. XVI, 5. — B. J, I. V. &. (10 av. J.-C},
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Peu. de RC Hoiès A ‘avoir prononéé ‘c ces pâroles, AE : 10 “expire. Ellé était âgée de 73 ., ,eten avaitipassé Ÿ sur le trône.
de son sexe. Elle avait. une ambition effrénée du pouvoir mais | A prouva qu elle ne possédait point des qualités nécessaires “pour tenir convenablement les rênes d’un État. Toute aupré- + sent et peu soucieuse de l'avenir, ne tenant compté 7. 4 pourvu qu'elle fût toute-puissante, elle ne s'appliquait pas à ‘discuter ce qui était honnête et juste, etàne faire que-cela. Elle % | arriva de la sorte à gouverner si mal les intérêts de sa rack, “4 -que celle-ci bien peu de temps après perdit la puissañee que les |
princes Asmonéens n ‘avaient conquise qu'à force de périls et de * rl labeurs, etelle la perdit par le manque de tout ce qu elle avait regardé comme inutile; parce qu'elle se laissa trop souvent
endoctri iner par les ennemis de la famille royale, et parce qu’elle
priva le royaume de l'appui des grands; il en résulta que les conséquences de sa déplorable administration des affaires furent, après elle, des calamités et des perturbations sans cesse renaissantes dans le palais. Il faut cependant nous hâter d’ajouter que, malgré sa manière de gouverner, elle vit, pendant toute la durée de son règne, la paix se maintenir en Judée‘.
J'ai longuement raconté dans la première partie de l’Hissoire d'Hérode tous les événements qui, à partir de la mort d'Alexandre, amenèrent la ruine de la dynastie Asmonéenne, au profit de la race Iduméenne d’Antipater et d'Hérode; recommencer ici ce récit que j'ai présenté avec tous les détails désirables serait donc parfaitement inutile. Je me bornerai à dire, en deux mots, qu'après les péripéties les plus fatales pour la nationalité Judaïque, les deux fils d'Alexandre Jannée et d'Alexandra Hyrcan et Aristobule périrent, lé premier assassiné par Hérode, le second empoisonné par les ennemis de César; qu'Aristobule en mourant laissait un fils, Antigone, qui ceignit