Esdras. VII, v. 12 à
évalue le poids de la manière suivante : six cent cinquante kikar d'argent !, six cents kikar en vases d'argent et cent kikar d’or, vingt coupes d’or de mille dariques, et deux vases d’airain resplendissant, précieux comme l'or.
Ainsi que nous l’avons dit plus haut, tout ce monde quitta Babylone le 1* du mois de l’an VII d’Artaxerxès II, et vint camper sur les bords du fleuve Ahouah. Quel est ce fleuve ? Nous lignorons. Serait-ce là un nom particulier de l’Euphrate ? c’est possible. Quoi qu'il en soit, le fleuve fut franchi, le 12 du premier mois, et le voyage des émigrants ne fut plus interrompu jusqu’à Jérusalem, où1ls immolèrent à Dieu, en actions de grâces, douze taureaux, quatre-vingt-seize béliers, soixante-dix-sept moutons et douze boucs, comme victimes expiatoires ?.
Toute l'allégresse que le succès de son voyage causait à Esdras, fut promptement dissipée ! Pour lui, le zélé observateur de la loi mosaïque, il y avait une triste nouvelle à apprendre et elle lui arriva bientôt. Les chefs de la nation rentrés avant lui en Judée, vinrent le trouver et l’avertirent que ceux qui étaient revenus de la captivité, les prêtres et les lévites, aussi bien que les hommes du peuple, avaient contracté des alliances prohibées avec des femmes des nations païennes du pays, telles que les Kénâanéens, les Hethéens,les Périzéens, les Jébuséens, les Ammonites, les Moabites, les Égyptiens et les Amorites. A cette révélation, Esdras déchira ses vêtements, s’arracha les cheveux et la barbe, et resta comme anéanti, pendant plusieurs heures, sous le poids de tant d’impiété. Au sacrifice du soir, il sortit de sa torpeur, acheva de déchirer ses habits, et fit à haute voix à Jéhovah la confession du crime commis par ses compatriotes à.
Les assistants se sentirent pris d’émulation et jurèrent de chasser de chez eux leurs femmes et leurs enfants qui n’en