IT. Machab. XII, v. 19 à
ses vainqueurs de lui laisser la vie, appuyant sur ce qu’il avait entre les mains un grand nombre de Juifs, frères et parents de ceux au pouvoir desquels il se trouvait, et qui payeraient infailliblement de leur existence son propre supplice. Une fois qu'il se fut engagé, sous la foi du serment, à rendre la liberté à ses prisonniers, il fut relâché sans avoir reçu une égratignure.
Judas revint alors de Carnion, après avoir tué 25,000 ennemis. De là il marcha sur Ephton *, ville très fortifiée, habitée par une multitude de gens de toutes les nations. Ses murailles étaient couvertes de robustes jeunes hommes qui combattaient avec vaillance, et auxquels ne manquaient ni les machines de jet, ni les traits. Leur résistance fut inutile, la ville fut enlevée et 25,000 hommes y furent passés au fil de l’épée ?.
L'auteur du Il° livre des Machabées, on le voit, n'épargne guère les vaincus, à chaque paragraphe il entue 25,000; il est vrai aussi queles armées ennemies qui subissent de semblables pertes semblent ressusciter et renaître, aussi vite qu’on les a massacrées.
Judas se rendit à la ville des Scythes *, qui est distante de Jérusalem de 600 stades. Les Juifs de cette ville accoururent audevant de leurs frères et leur dirent qu'ils avaient toujours été traités avec bienveillance par les habitants, mêmeau plus fort des calamités qui avaient pesé sur leur nation. Judas adressa donc de vifs remerciements à la population scythopolitaine, et l’exhorta à persévérer dans ces bons sentiments à l’égard de son peuple. Comme la Pâque approchait, Judas rentra à Jérusalem #.
Après la célébration de.la Pentecôte, Judas se remit en campagne, pour aller attaquer Gorgias, gouverneur de l’Idumée. Il n'emmenait avec lui que 3,000 fantassins et 400 cavaliers. Une