‹ Histoire des Machabées ou princes de la dynastio AsmonéenneChapitre 9 sur 110 · A. J. X, XI, 2. — Daniel V, v. 1 à · texte numérisé non relu

A. J. X, XI, 2. — Daniel V, v. 1 à

2. À. J. X, XI, 3. — Daniel V, v. 24 à 28. L'inscription expliquée par Daniel est ainsi donnée au verset 25 : 70991 2PN ND ND. Le premier mot y est redoublé bien que, dans l'explication que contiennent les 3 versets suivants, nous ne retrouvions plus que les mots D, pn et N3D. — Voici le teneur de la note ajoutée à la traduction du verset 26, par le savant Cahen : « N3D participe passé de 735, » compter ; Spn = pv, il a pesé ; }07D7, et ils te briseront. Il y a peut-être ici un° » allusion aux Perses. » Voici comment, d’après la tradition talmudique, on rap- * porte l'inscription si difficile à expliquer :

DNDD 92533 T?NN

Les sages de Babylone, lisant chaque ligne séparément, n’ont pu rien y comprendre. Mais Daniel lut la première ligne de haut en bas, et il trouva N3M. La 2e ligne donne le même mot. Dans la 3e il trouva également, en descendant 5pn et en rassemblant les lettres des 4 et 5e lignes il composa le mot 1099).

3. À. J.X, XI, 4. — Dans Daniel V, v. 30 nous lisons : « Et la même nuit Baltazar, roi des Chaldéens, fut tué. »

Nous avons trouvé tout à l’heure que, d’après les chiffres fournis par Josèphe, le règne de 9 mois de Labosordakh commença en 505 avant J.-C. Si Baltazar a régné 17 ans, il est mort en 488. Or nous savons de science certaine que c’est en 537 que Cyrus, devenu maître de Babylone, a rendu la liberté aux Juifs et que la captivité de 70 ans a été terminée. Il ne nous est done pas possible d'accorder la moindre confiance à tout ce que nous venons d'emprunter à l'historien des Juifs. Celui-ci ‘ajoute que Darius qui aida Üyrus à renverser le trône de Babylone, était son parent (merx Képou voë ouyysvoë<) et qu'il était âgé de soixante-deux ans, lors de la prise de cette ville immense. Il était fils d'Astyage, et portait parmi les Grecs un autre nom que celui de Darius. Il s’attacha le prophète Daniel qu’il emmena en Médie, où il le combla d’honneurs; car il fut l’un des trois satrapes auxquels il confia l'administration des 360 satrapies qu'il constitua dans ses vastes états !.

Quel était ce Darius le Mède qui devint roi de Babylone ? Voici ce qu’en dit le commentateur Rosensmller : « Darius le » Mède, appelé aussi dans Daniel (IX, v. 1), Darius fils d’Ahas- » verus, descendant des Mèdes, n’est autre que Cyaxare II dont » parle Xénophon, roi des Mèdes, fils d’Astyage, oncle de Cy- » rus, et bientôt son beau-père, sous les auspices duquel eut » lieu la guerre contre les Assyriens. Ce Cyaxare, deuxième de » son nom, succéda à Belschasar (Balthazar); c’est le Labynithe » d'Hérodote, le Nabonide ou Abydenus de Berose. »

Pour nous Nabonid (Nabou-Nahid), descendant direct de Nabuchodonosor, et Balthazar, c’est le même personnage. Comment arranger tout cela? Il est évident qu’il y a, dans toute cette histoire, des confusions énormes qu'il sera toujours difficile d’éclaircir*.

4. À. J. X, XI, 4. Il est clair que Josèphe a copié le livre de Daniel (VI, v. 1 à 3). Seulement nous trouvons ici que Darius avait constitué 120 satrapes au-dessus des quels étaient placés trois princes (]*29D), et que Daniel fut un de ces trois princes.

2. Dans un travail spécial sur la chronologie, nous avons essayé de résoudre ces

Josèphe, après avoir longuement raconté la haute faveur dont Daniel jouissait à la cour du roi des Mèdes, parle d’un monument insigne qui aurait été élevé par ses soins à Ecbatane; nous ne saurions mieux faire que de donner la traduction fidèle du passage relatif à ce monument : « Daniel fit bâtir à Ecbatane, » en Médie, une tour, chef-d'œuvre d'élégance et d’art, qui » existe encore intacte de nos jours, et qui excite l’admiration » de tous ceux qui la visitent, par son aspect récent qui est tel » qu'on la croirait achevée du jour même où on la voit... Il est » d'usage d’ensevelir dans cette tour les rois des Mèdes, des » Perses et des Parthes. Elle est confiée à la garde d’un prêtre » juif et cela a encore lieu de nos jours! »

Il est vraiment bien fâcheux que ce magnifique monument sépulcral, qui n’a peut-être jamais existé, ne se soit pas retrouvé, à Hamadan qui a remplacé l’antique Ecbatane.

Josèphe passe ensuite à l'appréciation des prophéties de Daniel; nous ne le suivrons pas sur ce terrain qui esten dehors du cadre que nous nous sommes proposé de remplir, et nous allons reprendre notre récit. |

difficiles problèmes : mais nous n’osons nous flatter d’avoir dissipé toutes les obscurités. Ce travail est inséré dans les Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (année 1850, tom. XIX, 1re partie).

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