SAMUEL BARD
les eniÇants, sauf chez les nourrissons et les adolescents, et la fréquence du fléau en certaines localités voisines d’Edimbourg, plus encore qu’en cette dernière. Dans ses autopsies, il note avec soin l’absence de lésions aux amygdales et au pharynx, mais constate que les voies respiratoires étaient toujours recouvertes d’une couenne inflammatoire. Aussi, conseille-t-il d’ouvrir la trachée ; le mal peut s’étendre, ajoute-t-il, comme dans un cas, presque jusqu’aux ramifications bronchiques.
Les symptômes sont ceux d’un catarrhe spécial, ne se révélant par aucun malaise bien appréciable. Au début, pas de dysphagie; mais, au bout d’un certain temps, dyspnée et endolorissement du larynx et de la trachée, La toux est caractéristique, étouffée. La face est bouffie, et l’on constate de l’œdème aux extrémités inférieures. L’urine dépose un sédiment abondant. La mortalité est grande; mais cependant un certain nombre d’enfants réchappent. Home fait remarquer que les symptômes ressemblent beaucoup à ceux d’une bronchite ou d’une péripneumonie. Mais la toux caractéristique et les phénomènes de laryngite permettraient de faire aisément le diagnostic.