ETHMULLER
Ethmuller s’est fait l’historien des épidémies de 1669 et 1676.
En 1669, il se produisit surtout de la toux, de l’enchifrènement, de la dysphagie, des douleurs de tête, de la courbature. Les sudorifiques, les boissons cordiales, le succin donnaient d’excellents résultats.
En 1676, où les pluies avaient été fort abondantes, la grippe sévit avec fureur, caractérisée surtout par ses déterminations bronchitiques, laryngées et nerveuses chez quelques malades; l’aphonie était complète et parfois la suffocation telle qu’on était en droit de craindre une terminaison funeste. La plupart des patients ressentaient une constriction thoracique très pénible. Comme Willis, Ethmuller incrimine surtout l’arrêt de la transpiration, conséquence naturelle de l’humidité de l’air. Cette humeur contractant une acrimonie particulière, par son séjour prolongé dans l’organisme, amenait une irritation
HOFFMANN
des corpuscules hétérogènes des narines, de la gorge, du larynx, de la trachée-artère, des poumons. Elle se reportait intérieurement sur les glandes de ces parties et sur toutes les membranes, produisant de l’enchifrènement, de la toux, des douleurs méningitiques, etc. Pour combattre ces symptômes, l’auteur recourait aux préparations opiacées, aux diurétiques (pour évacuer la lymphe) et aux sudorifiques. Il proscrivait à peu près la saignée, sauf au début, et recommandait les toniques.